February 16, 2026

"Le Rêve américain" : Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi dans l’histoire vraie des deux agents qui ont conquis la NBA

l’essentiel
Le 18 février, Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi débarquent au cinéma dans “Le Rêve américain”. Le réalisateur Anthony Marciano dévoile les coulisses de ce film inspiré des agents Bouna Ndiaye et Jérémy Medjana. L’histoire d’une amitié indéfectible et une aventure où le rêve devient réalité.

Bonne surprise de l’actu ciné, “Le Rêve américain” d’Anthony Marciano fait le récit de l’histoire vraie des agents sportifs Bouna Ndiaye et Jérémy Medjana. Le duo Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi qui les incarne fait des merveilles…

“Le Rêve américain” est-il un film consacré au basket ?

Anthony Marciano : Notre vrai combat, c’est de dire aux gens que généralement tout est dit dans la bande-annonce alors qu’avec “Le Rêve américain”, il y a beaucoup plus dans le film que dans la bande-annonce. Et le deuxième message, c’est que ce n’est pas un film de basket, c’est un film qui aurait pu se passer dans n’importe quel monde. On n’a rien à connaître sur le basket, on n’a pas à aimer le basket. C’est une aventure humaine, une histoire vraie, une success-story.

Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi incarnent Jérémy Medjana et Bouna Ndiaye dans "Le Rêve américain".
Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi incarnent Jérémy Medjana et Bouna Ndiaye dans “Le Rêve américain”.
Mika Cotellon

Raphaël et Jean-Pascal incarnent un duo atypique au cinéma, bienveillant et ouvert…

Quand j’ai rencontré Bouna et Jérémy après avoir passé un an à lire des interviews et des articles pour essayer de comprendre l’alchimie entre eux, la première question que je leur ai posée portait sur une éventuelle fâcherie survenue entre eux. Et ils m’ont répondu : “Jamais !” En fait, j’avais déjà la réponse avant de leur poser la question, parce que j’avais perçu leur énergie.

Ce sont des gens qui ont été trahis par des joueurs qui les ont mis en banqueroute, mais ils n’ont jamais intenté de procès parce qu’ils ne voulaient pas se mettre dans un mauvais état d’esprit, dans un mauvais karma. Ils préfèrent se projeter sur le prochain coup plutôt que regarder en arrière. Au cinéma, le “buddy movie” à l’américaine (le film de copains, ndlr), ce sont deux personnes qui ne sont pas censées s’aimer et qui vont apprendre, en se rentrant dedans, à s’accepter petit à petit, et finir très proches. La structure de mon film est différente, elle ressemble plus à une comédie romantique. Il y a un crush au début et puis on aime les voir s’aimer, c’est la mécanique du duo incarné par Raphaël et Jean-Pascal.

Vous avez tout de suite choisi Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi ?

On appelle ça un “dreamcast”, un casting de rêve ! Je trouve qu’ils sont à un niveau de maturité qui est parfait pour les imposer en duo dans cette mécanique un peu inattendue. Ils étaient mon premier choix, ils ont été les seuls à recevoir le scénario et ça s’est fait tout de suite. Puis, j’avais aussi l’envie de transformer ce qu’on pouvait attendre d’eux dans un duo nouveau moins attendu sur la comédie mais plus sur un registre profond et palpable dans le domaine de l’amitié. En travaillant sur cet axe, j’ai découvert de grands acteurs et je suis encore plus content d’avoir fait le film aujourd’hui.

La place des femmes est primordiale dans la vie des protagonistes du film…

Elles n’ont pas autant de temps à l’écran, évidemment, parce que le film est concentré sur l’histoire de Bouna et Jérémy. Mais j’essaie de raconter leur importance dans leurs 25 ou 30 ans de carrière. Dans chaque interview qu’ils ont donnée, ils citent leurs épouses comme étant leurs moteurs, pas leurs supports ! L’un sans l’autre, ils n’arrivaient nulle part mais, sans l’appui de leurs femmes, encore moins. J’essaie de leur rendre hommage.

La présence des mamans des joueurs est-elle aussi importante dans la vraie vie ?

Avec Raphaël Quenard, on a accompagné Bouna et Jérémy à la Draft NBA* et on a pu observer qu’en fait, pour ces grands gars de 2 mètres qui sont des méga stars du basket, la négociation est menée par la maman ! Elle est toujours là pour parler pour son fils. J’ai trouvé ça hyper mignon et décalé de voir ces grands dadais se mettre en retrait et attendre la décision. Tout se négocie principalement avec elles, d’où l’idée de cette scène avec les mamans.

Pour une fois, dans le sport, on découvre les portraits de deux agents qui sont des gens bien…

Le film raconte comment ces deux amis réussissent quelque chose sans marcher sur les platebandes de quiconque, sans regarder en arrière. Ce ne sont que des messages positifs qui sont véhiculés. Ces deux personnages sont des enfants qui rêvent, du début à la fin. J’ai essayé de le représenter quand ces petits Français se retrouvent au milieu d’immenses barres d’immeubles aux États-Unis. C’est peut-être ça le cœur de la vie : continuer à rêver, à imaginer, à garder son honnêteté.

Jean-Pascal Zadi : “La réussite, c’est d’être quelqu’un de bien”

“Les valeurs véhiculées dans le film sont positives. À aucun moment, Bouna et Jérémy ne sont revanchards ou n’essaient de faire des coups bas. Quand on parle des coulisses du sport, on s’imagine toujours des mauvaises manières alors que dans le film on voit ce que je défends tous les jours auprès de mes enfants : la réussite, c’est d’être quelqu’un de bien. Je trouve ça vraiment incroyable de leur part de s’acharner dans le bien. On n’a pas beaucoup de modèles positifs de ce genre dans la société et moi je suis trop content d’avoir joué dans ce film, ça a du sens dans ma vie quotidienne d’incarner de vrais modèles, de vrais gars qui sont partis de rien.”

Raphaël Quenard : “La vertu du temps long”

“Ce film montre la vertu du temps long parce que, souvent médiatiquement et par facilité, on aime bien raccourcir et ça apaise la conscience des gens de pouvoir croire que c’est facile. Et on aime bien raconter des trajectoires fulgurantes alors que ce n’est jamais le cas, ça arrive à force d’abnégation et de labeur. Et pour ce qui concerne Jean-Pascal Zadi, les gens croient qu’il a tourné “Tout simplement noir” et qu’il a pu faire du cinéma facilement alors qu’il a fait trois longs-métrages en indépendant et deux séries avant. Ca représente des décennies de travail acharné, donc c’est pour cette raison que je l’admire !”

 

* Bourse de joueurs dans la ligue de basket-ball nord-américaine point d’entrée pour la majorité des joueurs évoluant en NBA.
“Le Rêve américain” d’Anthony Marciano avec Raphaël Quenard, Jean-Pascal Zadi, le 18 février au cinéma.

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