Malgré la défiance persistante envers les responsables nationaux, des enquêtes récentes confirment un socle solide de confiance envers les maires, fondé d’abord sur l’honnêteté et la tenue des engagements.
À rebours du climat de défiance qui frappe les responsables nationaux, le maire conserve une position singulière dans l’opinion. Selon l’Observatoire de la démocratie de proximité mené par l’Association des maires de France et le CEVIPOF en juillet 2025, 69 % des Français déclarent lui faire confiance. Depuis plus de dix ans, ce niveau demeure proche de 70 %, indépendamment des crises traversées lors des deux derniers mandats municipaux.
Cette confiance repose d’abord sur des critères éthiques. L’honnêteté est citée par 61 % des répondants, la capacité à tenir ses engagements par 50 %. La probité et l’exemplarité apparaissent comme des conditions centrales, quelle que soit la taille de la commune. Fait notable, la proximité, souvent invoquée pour expliquer ce lien, n’est mentionnée que par 31 % des personnes interrogées, avec des écarts entre petites communes (39 %) et métropoles (22 %). Seuls 20 % déclarent avoir contacté directement leur maire ou son équipe.

Le Baromètre de la confiance politique de janvier 2026 confirme cette stabilité : 60 % d’approbation, dont 14 % de « très confiance » et 46 % de « plutôt confiance ». Depuis 2009, ce taux n’est jamais passé sous les 50 %. À l’échelle locale, le bloc communal continue ainsi de résister à l’érosion générale de la confiance politique. Le baromètre montre d’ailleurs que 58 % des Français ont confiance dans leur conseil municipal et même 46 % dans leur conseil régional.

