February 10, 2026

Évincé malgré sa 6e place en Ligue 1 : pourquoi Habib Beye a-t-il été viré du Stade Rennais ?

l’essentiel
Le Stade Rennais a annoncé, ce lundi 9 février, le départ de son entraîneur Habib Beye à travers un communiqué. Un épilogue presque logique pour l’ex-consultant de Canal +, qui n’aura jamais trouvé la quiétude au sein du club breton.

Habib Beye et le Stade Rennais, c’est terminé. Et cette fois, le suspense est bel et bien levé. Déjà menacé en cours de saison, le Franco-sénégalais n’a pas pu résister au nouveau revers des siens ce week-end contre le Racing Club de Lens (1-3), en terres nordistes. Une décision qui ne surprendra pas les suiveurs même si, paradoxalement, la situation du SRFC est loin d’être calamiteuse. Alors, comment Habib Beye en est-il arrivé là ?

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Au milieu des vagues

Le navire prend – déjà – l’eau lorsque Beye débarque chez les Rouge et Noir. Fort d’une montée en Ligue 2 avec le Red Star, acquise en juin 2024, l’ancien joueur de l’OM et de Newcastle ne dissimule pas son envie de coacher dans l’élite française. Seul problème : il n’a encore jamais fait ses preuves à ce niveau-là. L’idée d’un tel pari séduit François Pinault, le propriétaire du club, qui le nomme fin janvier 2025 pour électriser un collectif au fond du seau et fraîchement libéré de Jorge Sampaoli. Le regain de forme arrive, subtilement, mais c’est bien trop peu pour faire oublier le triste exercice que les Rennais vont conclure à la 12e place (41 points).

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À l’intersaison, on se dit que la grisaille n’a plus sa place. La victoire à l’arraché contre l’OM (1-0), dès la première journée de championnat, doit lancer un nouveau cycle. Il n’en sera rien. Le Stade Rennais est déjà redevenu cette équipe apathique, en panne sèche d’inspiration malgré les 68 millions d’euros investis cet été pour attirer, entre autres, les Marseillais Valentin Rongier et Quentin Merlin, le Monégasque Breel Embolo et l’Angevin Estéban Lepaul.

Un sauvetage miraculeux contre… Le TFC

Fragilisé par une série de cinq matchs sans victoire dès l’entame de la saison, le tacticien breton se croit condamné avant de se déplacer à Toulouse, le 29 octobre. Le long entretien de plus de deux heures avec sa direction débouche, pourtant, sur un maintien surprise à son poste. Et ce sera à quitte ou double. Pour sa mission commando, Beye tente le tout pour le tout et écarte Ludovic Blas et Seko Fofana, deux de ses cadres, officiellement pour leur manque d’implication. Une décision qui fait l’effet d’une bombe dans le microcosme local.

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La stratégie de l’homme de 48 ans porte ses fruits. Du moins, en partie. En dépit d’un avantage de deux buts, les Brétiliens craquent face aux Violets Charlie Cresswell et Aron Donnum et ne prennent qu’un petit point au Stadium (2-2). Juste ce qu’il faut pour sauver in extremis la tête de leur coach. Dès lors, un réveil spectaculaire s’opère dans les rangs. Le SRFC termine l’année en boulet de canon (huit victoires en neuf rencontres) et peut renouer avec ses ambitions européennes.

Crispation et élimination, le cocktail fatal

Mais une crise peut parfois en cacher une autre. À Rennes, le bateau s’est remis à tanguer suite aux défaites cuisantes contre Lorient (0-2) et Monaco (0-4). Et, surtout, à cause de cet explosif huitième de Coupe de France perdu face à un Olympique de Marseille dans le dur (0-3), au Vélodrome, au début du mois. Après s’être chaudement expliqué avec Musa Al-Tamari et Brice Samba, Habib Beye a enchaîné avec une nouvelle polémique. Il aurait, selon nos confrères de Foot Mercato, posé des conditions XXL à sa direction pour partir immédiatement. Une situation qui a poussé le club à communiquer pour démentir ces “propos calomnieux”, vendredi 6 février.

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Samedi, l’entraîneur des Rouge et Noir a de nouveau fait preuve d’autorité en se passant de Brice Samba, contre Lens, pour laisser la place au jeune Mathys Silistrie. Pari raté : ses joueurs se sont inclinés à Bollaert (1-3), et Silistrie, 20 ans, n’a pas brillé pour sa grande première. “Le coach est garant d’une chose : la performance de son équipe à travers le choix des joueurs, et il est garant aussi du respect de l’institution dont je fais partie. À partir du moment où ces deux choses ne sont pas réunies, vous ne pouvez pas être dans l’équipe. Cela a été le cas pour Brice”, évacuait le technicien en zone mixte, sans donner plus de détails.

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Le Stade Rennais F.C. a engagé une procédure à l’endroit de son entraîneur principal Monsieur Habib Beye et de ses adjoints Messieurs Olivier Saragaglia, Sébastien Bichard et Yann Cavezza.

Dans l’attente de la décision à venir, les… pic.twitter.com/2ofHq1F4aB

— Stade Rennais F.C. (@staderennais) February 9, 2026

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Ce lundi, l’état-major du club rennais, sixième de Ligue 1, a choisi de dire “bye bye” à Beye après un peu plus d’an de montagnes russes en Bretagne. En attendant la nomination d’un successeur, c’est Sébastien Tambouret, l’entraîneur de la réserve, qui devra assurer l’intérim face… au PSG, vendredi 13 février à 19 h. Le champion en titre sort d’une victoire éclatante face à l’OM (5-0) en clôture de cette journée de Ligue 1. Autant dire que la brume risque de s’attarder quelques jours au-dessus du Roazhon Park.


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