February 9, 2026

Robert Plageoles et l’éternel retour vers la vigne sauvage gaillacoise

l’essentiel
Jeudi 12 février à l’auditorium Dom Vayssette, Robert Plageoles présentera la “vigne sauvage”, celle des origines, avec le support de films et en présence des réalisateurs.

Dans le cadre du cycle de conférences de la Société des Amis des Musées et du Patrimoine de Gaillac (SAMPG), jeudi 12 février à 18 heures dans l’auditorium Dom Vayssette, Robert Plageoles sera accompagné des réalisateurs Nicole Manzato et Jean Jimenez, auteurs de trois films où le vigneron de Très Cantous évoque ses recherches et ses pérégrinations sur la piste de la “vigne sauvage”.

Un combo où “Le vin du vent et de l’esprit”, “Grésigne, vigne sauvage” et “Voyage en Romanée” ont été réduits pour offrir une version courte de quarante minutes et laisser le temps de l’échange avec le conférencier. Plageoles pourrait illustrer à lui seul le slogan pas si ancien des vignerons de Gaillac, “les vins d’avenir ont toujours un passé”.

Il a consacré des heures et des jours à parcourir des kilomètres d’archives relatives aux cépages, et voyager à leur rencontre. L’ampélographie (l’étude des cépages) a commencé bien avant qu’il ne prenne sa retraite de vigneron. Son Graal est la vigne sauvage – vitis sylvestris –, dont il a trouvé des spécimens en Grésigne. Il cite Galet, l’un de ses livres de chevet.
“La domestication de la vigne, il y a environ 8 000 ans, part d’une sélection des souches à fleurs hermaphrodites”.

L’option vitis ?

Ces pieds représenteraient 2 à 3 % du total, on n’a jamais pu les faire fructifier en dehors de leur milieu naturel, la forêt. Au-delà de son travail d’historien, Plageoles entrouvrait une porte sur l’avenir. Et si la régénération de la vigne passait par ce qu’il appelle “l’option vitis” ?

Il met sa conviction dans un temps circulaire où “il n’y a rien à inventer”, où “l’élément nouveau est ce qui a été oublié”. Où la révolution – comme dans le cosmos – serait un éternel retour. Ce vitis sylvestris qui a résisté à toutes les épidémies ou mutations climatiques porterait en lui la robustesse pour affronter des lendemains incertains. Il a été suffisamment convaincant pour que Lalou Bize-Leroy, cogérante de l’iconique Domaine de la Romanée-Conti de 1974 à 1992, fasse le déplacement en Grésigne. Pour Robert Plageoles, la vigne sauvage n’est pas un conte pour endormir les enfants, mais une réalité à prendre en compte.

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