Voici les cinq propositions de La Dépêche du Midi pour élire selon vous le meilleur deuxième ligne à gauche de ces trente dernières années.
Hugues MIORIN
Les épaules les plus larges du championnat. Un deuxième ligne de devoir. Le rugbyman le plus connu de Fumel. Et l’un des plus beaux palmarès du Stade Toulousain et de France : sept fois champion de France. Un homme de l’ombre, spécialiste des tâches obscures, qui avec 336 matchs de championnat au compteur a connu tous les terrains de France et pas que ceux du Top 14 actuellement. Une anecdote racontée par Christian Califano pour mesurer la puissance du joueur qui n’a connu que neuf sélections en équipe de France : “Lors de la victoire en Angleterre pour le Grand Chelem en 1987, je suis content pour un mec qui a fait 90 % de ma carrière : Hugues Miorin. Hugues n’a pas connu trop de sélections mais ce match doit rester un super-souvenir pour lui. Et de l’avoir partagé avec lui, cela me rend super-heureux.”
David GERARD
Question : quel est le plus gros défi que peut se lancer un deuxième ligne ? Réponse : postuler à une place de deuxième ligne au Stade toulousain qui compte avec Fabien Pelous, Hugues Miorin et Franck Belot des poutres en la matière. David Gérard l’a fait alors qu’il n’a pas encore 23 ans. En 2001, pour son premier titre toulousain, lors de la finale du Stade, c’est le plus ancien… des jeunes qui sont alors lancés cette saison (Michalak, Poitrenaud, Jeanjean, Bouilhou). Pas mal pour un joueur arrivé en 2000. Lui n’a pas grandi en regardant une autre génération stadiste brandir le bouclier mais avec le Toulonnais Eric Melville. Et son premier bouclier, c’est avec les juniors Reichel de Toulon face à Dax qu’il l’a obtenu. Mais ensuite, il a appris à aimer le Stade grâce à Christian Califano (il est issu du même quartier à Toulon).
Romain MILLO-CHLUSKI
Alors un i ou un y à la fin du nom ? À l’origine, c’est un y. Mais pour homogénéiser les démarches administratives, le i a été adopté pour ce joueur formé à Massy avec qui il fut champion de France Crabos. Des épaules larges qui lui valurent de porter les joueurs qui arrêtaient leurs carrières lors du tour d’honneur. Un rouage essentiel de la machine, pas plus, pas moins. Faire le boulot pour servir : rucks, déblayages, soutiens. Et la poussée en mêlée. La première ligne articulée autour de William Servat le savait. Il s’est fait une place en équipe de France au moment des Nallet et Chabal. Plus de 300 matchs avec le Stade en quinze ans de bons et loyaux services. Trois fois champion de France et deux fois champion d’Europe.
Yoann MAESTRI
Encore un Varois. Le jeu du deuxième ligne a évolué mais quand Yoann Maestri a débuté et a joué, la valeur combat demeurait une des plus importantes et les entraîneurs couchaient en premier sur la feuille de match, les combattants reconnus qui ne se défilaient jamais. Dès qu’il arrive au Stade en 2009, il remporte des titres (champion d’Europe 2010, champion de France 2011, 2012). Ensuite, il subira le creux de la génération avec toutefois plus de 200 matchs sous le maillot rouge et noir et 65 sélections en équipe de France. Discret en dehors du terrain mais indispensable sur le terrain. Imposant physiquement, c’est un deuxième ligne qui fut toujours prêt à se dévouer pour l’œuvre collective.
Thibaud FLAMENT
Le deuxième ligne le plus moderne qui soit. Et il va si bien au Stade Toulousain. À croire que le jeu de mains, jeu de Toulousains était fait pour lui. Le roi des passes après contact, des prises d’intervalle. Sans oublier les bases du deuxième ligne (il a progressé au fil des saisons sur le secteur des rucks) et un rôle très précieux en touche où sa dextérité fait merveille. Il possède également un profil de troisième ligne très utile sur une feuille de match. À peine arrivé, il remporte deux titres et se voit ensuite ouvrir les portes de l’équipe de France. Ensuite, il enchaîne les titres avec cette génération. Un titulaire indiscutable en rouge-et-noir et en bleu.

