Quel bilan pour le Nutri-Score, mis en place en France en 2017 et adopté depuis par six de nos voisins ?
Lancé en 2017, le Nutri-Score est peu à peu entré dans notre quotidien. Il établit une note en prenant en compte, pour 100 grammes ou 100 millilitres de produit, la teneur en nutriments et aliments à favoriser, tels que les fibres, protéines, fruits, légumes. Il considère aussi la part en nutriments à limiter, tels que les acides gras saturés, les sucres, le sel, rappelait en 2022 un rapport d’information “Surpoids et obésité, l’autre pandémie”, de la Commission des Affaires sociales du Sénat.
Mais depuis son lancement, qu’est-ce qui a changé ? C’est en partie ce qu’a cherché à savoir un groupe de sénateurs. Selon eux, ses résultats étaient en 2021 “encourageants”. “700 entreprises étaient engagées, représentant une part de marché en volumes de vente estimée à environ 57 %”, un chiffre qui a grimpé depuis à 62 %, selon des données de HAL. Cependant, son affichage reste, à ce jour, un acte volontaire de la part du producteur.
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Malgré tout, l’outil français a, par ailleurs, été mis en place chez nos voisins belges, allemands, néerlandais, espagnols, suisses et luxembourgeois.
Pour la Commission des Affaires sociales du Sénat, le Nutri-Score est “un outil utile d’information des consommateurs”, mais ses rapporteurs “doutent de sa capacité à contribuer très significativement à la diminution de la surcharge pondérale dans la population”, les achats étant encore motivés par les goûts, les habitudes et le prix.
Le Nutri-Score ne prenait initialement pas en compte le degré de transformation des aliments, comme le souligne cette même commission. Mais en 2023, le comité scientifique européen du Nutri-Score a proposé de faire évoluer l’algorithme afin que le logo soit davantage aligné avec les recommandations alimentaires, selon Santé publique France.

