February 6, 2026

Nicolas Hazard : "Je veux aider les gens à reprendre le contrôle de leur vie !"

l’essentiel
Le fondateur du groupe Inco qui pilote à Toulouse Incoplex un accélérateur d’entrepreneurs à impact ainsi qu’un incubateur rural à Saint-Bertrand-de-Comminges publie un livre pour nous aider à reprendre le contrôle face aux algorithmes.

Vous publiez le livre “Je ne suis pas un algorithme”*. Qu’avez-vous voulu dire avec ce titre ?

Les citoyens ont l’impression d’être libres. Ils se sentent capables de voyager partout, de rencontrer plein de personnes grâce à certaines applications, de consommer facilement des biens… Et pourtant c’est exactement l’inverse ! J’ai voulu montrer qu’une partie de notre attention et de nos vies était captée et sous le contrôle des algorithmes, des réseaux sociaux et des moteurs de recherche. On “scrolle”, on “like”, on “swipe” mais nous sommes dans une servitude absolue à l’égard de notre téléphone.

Que faudrait-il faire ?

En réalité, la vraie liberté c’est de bloquer les algorithmes car ils nous font vivre une vie qui n’a pas de sens. La technologie peut faire sens si on l’utilise à de bonnes fins. L’intelligence artificielle peut être mise au service de la prévention santé, peut aider à trouver du travail, répondre à des causes environnementales… Il est bien plus bénéfique d’utiliser les algorithmes pour ces sujets que pour consommer sans cesse et nourrir un mal-être à cause d’une insatisfaction permanente liée à la perte de sens.

Pourquoi avez-vous structuré le livre en trois parties ?

Le livre est volontairement d’un abord facile : il s’adresse à tous. La première partie explique les mécanismes des addictions pour mieux comprendre la mécanique. La seconde partie nous donne les clefs pour reprendre le contrôle sur nos vies. Enfin la troisième partie aide le lecteur à donner du sens dans sa vie en trouvant du sens dans ce qu’il fait. Entrepreneuriat, associations, église, armée… l’engagement peut prendre bien des formes. Un quizz permet de trouver le sens qui correspond le mieux à chacun. Je donne ensuite vingt exemples de vraies personnes qui ont trouvé un sens.

Faut-il tout quitter pour donner du sens ?

Il ne s’agit pas de faire des changements radicaux : on peut garder son travail ! [rires]. Des entrepreneurs ont simplement pivoté leur modèle pour donner davantage de sens, des citoyens sont devenus aidants d’aidants en ouvrant des gîtes pour accueillir des familles touchées par le handicap.

Nicolas Hazard, “Je ne suis pas un algorithme”, Flammarion

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