February 4, 2026

Ses enfants n’ont pas fait leurs devoirs : elle les poursuit dans le jardin avec un manche à balai et jette leur cochon d’Inde chez le voisin

l’essentiel
Une dispute familiale dans le Vaucluse en octobre 2025 a pris une tournure grave autour des devoirs scolaires. La mère, reconnue coupable de violences, était jugée ce mardi 3 février.

Le 18 octobre dernier, à Jonquières dans le Vaucluse, une violente dispute familiale a dégénéré à cause des devoirs scolaires. La mère de famille a été jugée, ce 3 février, devant le tribunal correctionnel de Carpentras, relate Le Dauphiné Libéré.

Ce jour-là, le père des enfants se trouvait chez son ex-compagne pour s’occuper d’eux. Problème : le temps que leur mère rentre du travail, il ne leur a pas fait faire leurs devoirs. Ce “laxisme” parental cumulé aux tensions déjà existantes entre le couple séparé, a fait sortir la prévenue de ses gonds. L’ex-compagnon est frappé avec une lampe et mordu au bras, précisent encore nos confrères.

Dans le jardin, la mère poursuit ensuite ses enfants avec un manche à balai et, dans un accès de colère, jette leur cochon d’Inde par-dessus la clôture, chez les voisins. L’animal survivra à la chute.

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Une psychorigidité de la personnalité

Les gendarmes interviennent peu de temps après. L’enquête met au jour un climat de violences répétées, mêlant insultes, menaces et humiliations au sein du foyer. À l’audience, la prévenue de 59 ans tente de se justifier, accusant son ex-compagnon : “Il ne s’en occupe pas bien. C’est un laxiste. Un pervers narcissique”. Le président Kellian Blanchet la recadre aussitôt : “Pourtant, c’est vous qui êtes jugée”.

L’expertise psychiatrique écarte toute pathologie, mais évoque une psychorigidité de la personnalité. La mère est finalement condamnée à six mois de prison avec sursis probatoire de deux ans pour les violences sur le père, avec obligation de soins, ainsi qu’à une amende de 200 euros pour avoir jeté le cochon d’Inde.

Les animaux ont-ils des droits ?

Les animaux ne sont plus considérés comme de simples objets. Depuis 2015, le Code civil reconnaît qu’ils sont des “êtres vivants doués de sensibilité”. Concrètement, cela signifie qu’ils sont protégés contre les mauvais traitements et la cruauté. Les actes de violences peuvent être pénalement sanctionnés et leurs conditions de détention doivent respecter leur bien-être.

En revanche, ils n’ont pas de droits subjectifs comme une personne d’un point de vue juridique. Ils ne peuvent pas saisir un tribunal eux-mêmes : ce sont les humains (État, associations, propriétaires) qui agissent pour eux.

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