January 22, 2026

« C’est inacceptable » : un arrêté municipal restreint l’activité des VTC à Agen

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Depuis le 12 décembre dernier, un arrêté municipal interdit l’activité des VTC dans des secteurs clés d’Agen de 7h à 22h. Explications et réactions.

Une mesure dans le but d’apaiser les tensions entre VTC et taxis. Le 12 décembre dernier, un arrêté signé de la main du maire Jean Dionis concernant les VTC est entré en vigueur.

Dans les grandes lignes, il interdit l’activité de ces derniers dans des zones clé de la ville d’Agen telles que la gare, l’Enap ou encore le Centre des congrès et le Parc des expositions. Une mesure jugée « inacceptable » par les VTC d’Agen.

Une mesure restrictive

Pour rappel, il y a quelques semaines, un chauffeur VTC avait contacté la rédaction pour se plaindre de pressions qu’il aurait subies de la part de certains taxis de la gare. Les taxis concernés ont réfuté ces accusations. Ils reprochent aux VTC d’agir dans l’illégalité en faisant de la maraude. Seul point d’accord des deux partis, des tensions régulières au niveau de la gare. Alors, pour les apaiser, le maire Jean Dionis a décidé de mettre en place un arrêté municipal. Il restreint fortement l’activité des VTC.

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« On a constaté que certains VTC ont enfreint la réglementation à plusieurs reprises. Il ne faut pas s’étonner que les chauffeurs de taxi réagissent », pose l’édile. L’arrêté interdit l’activité des VTC dans les zones citées précédemment de 7h à 22h.

En cas de non-respect de la mesure, les chauffeurs s’exposent à des amendes de 135€ mais aussi à d’autres sanctions comme l’immobilisation du véhicule ou la mise en demeure de cessation immédiate de l’activité en cas d’infractions supplémentaires.

Une lettre à l’attention du maire

Au-delà de l’arrêté en lui-même, c’est la manière dont ils disent l’avoir appris qui irrite les chauffeurs VTC. « On exerçait comme à notre habitude, et une nouvelle altercation a éclaté au niveau de la gare, confie l’un d’eux. On a appelé la police, et à son arrivée, un des taxis leur a brandi l’arrêté. Nous sommes les premiers concernés et n’avons pas été mis au courant. Cet arrêté n’est ni publié ni affiché comme il devrait l’être, et il s’avère que les taxis y ont eu accès avant nous. »

Les VTC reprochent à la mairie de ne pas avoir cherché d’autres solutions et d’avoir directement agi à leur encontre sans concertation préalable. « On aurait aimé que tout le monde soit réuni autour d’une table pour discuter et tenter de trouver un compromis. On demande que les Agenais puissent avoir le libre choix du service, que ce soit avec nous ou les taxis. » À plusieurs, les chauffeurs VTC ont rédigé une lettre à l’attention du maire. « On demande l’abrogation de l’arrêté. »

Des taxis soulagés

Du côté des taxis de la gare, c’est un soulagement en demi-teinte. « On l’avait demandé et c’est une bonne chose que ce soit entré en vigueur, indique un chauffeur. Malheureusement, on les voit encore travailler de manière discrète. »

Aussi, depuis quelques jours, les taxis disent être victimes de dénigrement et de propos diffamatoires sur Internet. « Quand nos familles lisent ce genre de commentaires, ils ne comprennent pas forcément ce qu’ils se passent. Ces accusations mensongères portent atteinte à notre image », conclut l’un d’eux. L’arrêté doit être publié le 12 février prochain, selon l’un des chauffeurs VTC.

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