January 18, 2026

"Ils vont se faire dessus et céder le Groenland" : Moscou raille la présence militaire de l’Europe sur l’île face au projet de Donald Trump

l’essentiel
La Russie se mêle dorénavant aux récentes escalades entre l’Union européenne et les États-Unis au sujet du Groenland. Des responsables russes et des personnalités pro-Kremlin ont accusé l’Occident de “militariser” l’Arctique et ont ridiculisé ce qu’ils ont décrit comme l’incapacité de l’Europe à défendre le territoire convoité par Donald Trump.

La Russie s’est emparée avec ironie de l’escalade géopolitique déclenchée par les déclarations du président américain Donald Trump au sujet du Groenland, territoire autonome danois riche en ressources et situé stratégiquement dans l’Arctique.

Alors que Donald Trump n’a pas renoncé à son projet de prendre le contrôle de l’île, divers pays européens dont la France ont annoncé cette semaine le déploiement de militaires au Groenland. Des responsables russes accusent l’Occident de justement militariser l’Arctique et se moquent de l’incapacité, selon eux, de l’Europe à protéger la souveraineté danoise.

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Dans un communiqué rendu public sur Telegram et relayé par The Moscow Times, l’ambassade russe en Belgique a présenté l’arrivée de troupes et de matériels européens au Groenland comme une “mise en scène” destinée à justifier leur propre présence dans la région. Il a notamment déclaré que l’Otan utilisait les déclarations du président américain “uniquement pour promouvoir un programme anti-russe et anti-chinois”.

Des responsables russes et des personnalités pro-Kremlin ont accusé l’Occident de « militariser » l’Arctique et ont ridiculisé ce qu’ils ont décrit comme l’incapacité de l’Europe à défendre le Groenland,

Le communiqué ajoutait que des responsables européens discutaient déjà de plans visant à encercler l’île et à déployer une force de débarquement collective de grande envergure, les accusant d’invoquer des “menaces mythiques qu’ils ont eux-mêmes créées”.

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“Ils vont juste se faire dessus et céder le Groenland”

Cette rhétorique s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre Moscou et l’Occident, notamment depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022. Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a même invité les institutions européennes à se souvenir de leur réaction à l’annexion de la Crimée en 2014 lorsqu’elles envisagent de dénoncer des velléités de changement territorial au Groenland, poursuivent nos confrères.

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L’ancien vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a également ridiculisé la capacité de l’Europe à défendre le Groenland, demandant avec sarcasme : “Que vont-ils faire ? ! Bombarder les États-Unis ?”

The Gallic cock has crowed that, if the sovereignty of Denmark is affected, the consequences would be unprecedented. Ooh, what they will do?! Kidnap POTUS? Nuke the US? Course not. They’ll just shit their pants and give up Greenland. And that’d would be a great European precedent

— Dmitry Medvedev (@MedvedevRussiaE) January 14, 2026

De leur côté, Copenhague et Nuuk continuent de rejeter fermement toute cession du territoire, tandis que des États européens multiplient les discussions sur les mesures à prendre pour désamorcer la crise. Mais la manière dont Moscou s’est emparée de l’affaire montre combien l’enjeu symbolique autour du Groenland dépasse désormais le seul cadre diplomatique, pour devenir un outil de confrontation politique et rhétorique sur la scène internationale.


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