Parmi les menaces dont le XV de France devra se méfier ce samedi 7 mars à Murrayfield, comment ne pas citer l’inépuisable Finn Russell, qui sera à la baguette de cette équipe d’Écosse.
À Murrayfield samedi, un obstacle majeur se dresse devant des Bleus en quête de Grand Chelem : Finn Russell, monstre sacré du XV du Chardon au coup d’œil unique et aux coups de pied redoutés, le calme et l’inattendu incarnés en N.10.
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Les Français connaissent par cœur le demi d’ouverture de Bath, resté cinq ans au Racing 92, mais il n’existe pas forcément de recette pour contenir les fulgurances de cet homme souvent génial, parfois inconstant.
“Confiance en son instinct”
Véritable maître des horloges, il a régalé supporters et partenaires avec des inspirations formidables et une sérénité à toute épreuve face aux perches, notamment dans le très hostile Millennium Stadium de Cardiff il y a deux semaines.
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Là-bas, à la 58e minute d’un match mal embarqué (23-12 pour les Gallois), il a profité d’un moment d’inattention du pack adverse pour jouer vite un coup d’envoi à l’attention de l’ailier Darcy Graham, parti aplatir après un rebond favorable ; le début de la remontada.
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C’est la signature de ce filou qu’est Russell. Son cerveau fonctionne à 100 à l’heure derrière un visage qui affiche une apparente décontraction. Il peut à la fois accélérer le jeu, le fluidifier, sans paraître perturbé par le danger, comme si le temps parfois suspendait son vol autour de lui.
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“Ce qui rend Finn unique, c’est qu’il aime faire croire que tout lui vient facilement. Ne vous y trompez pas. Il travaille dur”, a relevé l’ancien international écossais Chris Paterson auprès de la BBC. “L’une de ses plus grandes qualités, c’est qu’il a le courage de faire confiance à son instinct”.
À l’aube de sa 93e sélection, le vice-capitaine de l’Écosse a gommé une partie de l’inconstance qui a parasité ses plus jeunes années. Le N.10 de Bath affiche au compteur douze campagnes dans le Tournoi des six nations, la Coupe du monde 2027 devrait être sa quatrième, et il a eu l’honneur de mener les prestigieux Lions britanniques et irlandais vers une tournée victorieuse en Australie l’été dernier. Les Bleus ne devront donc pas relâcher leur marquage, ni leur vigilance, sous peine d’une grosse désillusion.

