La nuit, des sangliers s’introduisent dans la résidence universitaire Daniel Faucher, sur l’île du Ramier à Toulouse. Les étudiants témoignent d’une cohabitation devenue inquiétante après l’attaque d’un vigile. Ils réclament des mesures de sécurité renforcées.
Ils surgissent à la tombée de la nuit. Depuis plusieurs semaines, des sangliers sont régulièrement aperçus aux abords, et parfois à l’intérieur, de la résidence universitaire Daniel Faucher, située sur l’île du Ramier à Toulouse. Les étudiants, qui vivent sur place, racontent une présence devenue presque habituelle.
“On les voit surtout la nuit, quand tout est calme”, explique un étudiant. Les animaux traversent les espaces verts, fouillent les poubelles et s’approchent des bâtiments. Certains témoignent de bruits sourds, d’herbe retournée, ou de silhouettes massives aperçues à la lueur des lampadaires.
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Un vigile attaqué, la peur s’installe
Selon plusieurs résidents, un vigile de la résidence aurait récemment été attaqué par un sanglier lors d’une ronde nocturne. L’incident, survenu à proximité des bâtiments, a marqué les esprits. “Ça a fait peur à tout le monde. On se rend compte que ce ne sont pas des animaux inoffensifs”, confie une étudiante.

Si aucun blessé grave n’est à déplorer, la crainte est bien réelle. Certains étudiants évitent désormais de sortir seuls la nuit. D’autres modifient leurs habitudes. “On regarde partout avant de rentrer. On n’est pas rassurés”, résume un résident.
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L’île du Ramier, très végétalisée et bordée par la Garonne, constitue un passage naturel pour la faune sauvage. La nuit, le calme et l’absence de circulation favorisent ces incursions. Les sangliers semblent profiter des lieux pour se nourrir et circuler librement.
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Face à ces apparitions répétées, les étudiants s’interrogent sur les mesures à venir. Beaucoup demandent un renforcement de la sécurité et une meilleure information. “On comprend que ce soit leur territoire à l’origine, mais aujourd’hui, on vit avec”, conclut un étudiant.
Bientôt une clôture électrique selon le Crous
Contacté, le Crous indique que “dès les premiers signalements, nous avons activé un plan d’urgence” et “des mesures concrètes ont été mises en place”. “En complément d’un affichage d’urgence, un mail détaillé a été envoyé à tous les étudiants, rappelant les comportements à adopter” ; “les équipes de gardiennage ont reçu des instructions spécifiques” et une clôture électrique devrait être installée.
“Par ailleurs, un projet de clôturage complet de la résidence […] s’inscrit désormais comme une solution structurelle à moyen terme pour renforcer durablement la sécurité du site.”

