Abattu dans le cimetière du village de Vero (Corse-du-Sud) lors des obsèques de sa mère, Alain Orsoni aurait été tué pour atteindre son fils Guy, figure du grand banditisme corse. C’est une hypothèse évoquée par le grand reporter Frédéric Ploquin.
Et si Alain Orsoni avait été abattu, lors des obsèques de sa mère ce lundi 12 janvier, pour atteindre son fils Guy (41 ans), considéré par la justice comme une “figure majeure du banditisme corse” ?
C’est en tout cas une hypothèse avancée, ce mardi 13 janvier sur le plateau de Télématin (France 2), par le grand reporter et spécialiste du grand banditisme Frédéric Ploquin.
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Trafic de stupéfiants
Né le 30 mai 1984, Guy Orsoni purge depuis mai 2025 une peine de prison de 13 ans pour tentative d’assassinat contre un membre présumé du “Petit Bar”, un puissant groupe criminel de l’île de Beauté. Celui qui porte le même prénom que son oncle (le frère cadet d’Alain assassiné en 1983, NDLR), avait d’ailleurs lui-même échappé à la mort en 2018 alors qu’il avait été pris pour cible par un commando à moto.
ud83dudde3ufe0f “Il se pourrait qu’on élimine le père, car on ne peut pas s’attaquer au fils, actuellement en prison.” @Fred_Ploquin, spécialiste du grand banditisme, revient sur les pistes concernant l’assassinat d’Alain Orsoni, ancien dirigeant nationaliste corse. #Telematin pic.twitter.com/wLN3wRZu50
— Telematin (@telematin) January 13, 2026
D’après le rapport de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, Guy Orsoni a “tout d’abord organisé son activité autour du trafic de stupéfiants, se constituant ainsi une assise financière confortable”. Il va ensuite “poursuivre l’action offensive contre l’équipe du ‘Petit Bar’ en orchestrant des actions violentes ayant pour but l’élimination de membres” de cette bande rivale.
“Qu’il retire son fils du milieu corse”
“Tous les amis d’Alain Orsoni n’ont eu de cesse de lui répéter qu’il fallait qu’il retire son fils Guy du milieu corse et qu’il l’emmène en Amérique du Sud (il vivait au Nicaragua, NDLR), expose Frédéric Ploquin. Et vous savez ce qu’il a répondu ? ‘Si je dois faire sortir mon fils de Corse, il faut que je l’amène dans un cercueil car il ne voudra jamais'”.
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Dans ce contexte, le spécialiste du crime organisé estime que le Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco), qui s’est saisi de l’affaire, pourrait bel et bien orienter ses investigations pour établir le lien entre la mort d’Alain Orsoni et les activités de Guy. “Est-ce qu’on n’élimine pas le père car on ne peut pas s’attaquer au fils qui est en prison actuellement ? C’est l’une des pistes”, avance Frédéric Ploquin.

