Éric Paviot et Gwen Ricouard sont co-gérants de la boutique “A toute Vap’Heure” à Condom (Gers). Les deux commerçants font part de leur inquiétude face à des projets de lois qui mettraient en péril leur activité. Rencontre.
Au 34 rue Gambetta, un commerce qui se révèle par son nom “A toute Vap’Heure”. C’est le lieu de rencontre par excellence des vapoteurs qui viennent acheter leurs produits, vapoter dans le coin cosy du bar à vapotage tout en buvant un café ou en regardant la télévision grand écran face au canapé. C’est aussi un lieu d’échange convivial. Un vaste choix d’arômes, des cigarettes électroniques, du CBD représentant 5 % de la clientèle sont proposés. Le commerce fait aussi office de relais Pickup pour les Colissimo, Chronopost et DPD.
Leur fidèle clientèle loue la convivialité et l’ambiance cocooning de la boutique. Elle augmente d’année en année, venant même de loin, comme le souligne Gwen Ricouard “à chaque hausse du prix du tabac, notre clientèle augmente”.

Pour passer du fumeur de tabac au vapoteur, principal intérêt de la pratique, Gwen et Eric sont là pour prodiguer les conseils nécessaires pour l’achat d’une première cigarette électronique et le e-liquide adéquat par rapport à l’ancien profil de fumeur du client. Si tout semble idyllique, de sombres nuages venant de l’Etat, mais aussi de l’Union européenne, commencent à s’amonceler sur le monde du vapotage.
Avec le projet de loi de finances (PLF) 2026, le vapotage est dans la ligne de mire en son article 23 du projet de loi tendant à assimiler la vape à la vente du tabac, avec taxes et contraintes à la clé. Pour le moment, avec le non-vote du PLF 2026, le monde de la vape peut souffler, mais pour combien de temps encore, surtout quand Bruxelles s’invite ?
Taxes suivant le dosage de nicotine pouvant aller jusqu’à 40 % pour les taux de nicotine de plus de 15 mg, une mise sous tutelle des douanes pour les boutiques spécialisées, vente des produits de vapotage en pharmacie, suppression des arômes dans les e-liquides, voici quelques-uns des changements au programme… Comme le souligne Gwen “si les taxes et surtout la suppression des arômes sont mises en vigueur, tout en sachant que 85 % de la clientèle vapote des arômes, des milliers d’emplois seront en danger et nous nous pourrons mettre la clé sous la porte…”

