Un panneau d’affichage à l’effigie du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, brûle lors de manifestations à Téhéran le 6 janvier. THE MEDIA EXPRESS/SIPA
Quand le grand bazar de Téhéran ferme ses portes, la République islamique vacille. Depuis le 28 décembre, ce pilier historique du régime, bastion conservateur depuis 1979, a baissé le rideau. Les commerçants, traditionnellement loyaux aux mollahs, ont rejoint la contestation. Cette défection marque une rupture historique. Car ce soulèvement-là diffère des précédents. Aux vendeurs de téléphones portables qui ont lancé le mouvement se sont agrégés étudiants, retraités, classes moyennes précarisées. Une convergence sociale inédite qui rappelle les grandes heures de 2009, 2019 ou 2022, mais avec une unanimité nouvelle. Malgré une répression qui a fait au moins 45 morts et 2 000 arrestations, la rue ne recule pas. Les bâtiments gouvernementaux brûlent à Téhéran, à Kaj Square, dans tout le pays. Pour la première fois, le régime semble dépassé par l’ampleur du mouvement, incapable de le contenir par la seule violence.
Des portes qui ne se referment pas
Cette révolte ne surgit pas du néant. Elle est l’aboutissement d’une escalade amorcée en 2009 avec le mouvement vert, cette contestation politique massive contre la réélection frauduleuse du président Mahmoud Ahmadinejad. Une première porte s’était alors ouverte, li…
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