Le CO disputera ce vendredi 9 janvier l’une des rencontres les plus alléchantes de sa phase de poules européenne, dans des conditions qui semblent idéales pour Bath. Comme si le défi ne manquait déjà pas de taille.
Autant le nom de la ville invite au repos, autant la tête de son équipe de rugby attise la vigilance. Après Northampton, à deux reprises, c’est un autre champion d’Angleterre en titre que les Castrais vont croiser sur leur route en Champions Cup. Mais ce vendredi 9 janvier à Pierre-Fabre (21h), la venue de Bath n’aura rien d’un bain relaxant. Il sera plus question de veiller à ne pas glisser ou se faire ébouillanter.

Comme l’an passé à Northampton en phase de poules, la météo devrait piquer un caprice. Vent, pluie, un temps à l’anglaise dirait-on. Expression non galvaudée avec les vainqueurs de la précédente Challenge Cup, à qui les conditions paraissent plutôt favorables pour cette 3e journée. “Cette équipe utilise beaucoup le jeu au pied, notamment de pression ou des rasants, que ce soit avec Ben Spencer (demi de mêlée) ou Finn Russell (ouvreur). Elle s’expose très peu et aime attendre les erreurs de son adversaire afin de faire valoir ses facteurs X”, décrypte le manager tarnais Xavier Sadourny.
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Voilà qui rappelle un peu le schéma du Stade Français, chez qui les “bleu et blanc” ont perdu ce samedi 3 janvier en championnat (15-33), et qui promet aussi pas mal de boulot “sous les ballons hauts aux trois-quarts” sourit le troisième ligne olympien Baptiste Cope. Le triangle arrière sera mis à rude épreuve, à la fois par les conditions mais aussi les ailiers anglais, avec en tête Henry Arundell.
Des Anglais à la française
L’équipe du Somerset fait relativement peur quand on voit son effectif, et ses prestations en Champions Cup, surtout à Toulon lors de la 2e journée (34-45), suffisent à présenter le défi proposé aux Castrais ce vendredi. “Ils ont des internationaux partout, c’est forcément un match excitant. On est tous survoltés à l’idée d’affronter Bath. Or cette excitation, il faudra la convertir en un travail précis, organisé”, calme le troisième ligne.
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Le Tarnais a beau avoir parlé de ses compères des lignes arrière, il sait pertinemment que lui aussi ne sera pas épargné. “La météo pèsera déjà, pose Cope. Ça amplifiera l’importance de la conquête et tout ce qui concerne le travail de l’ombre, les rucks, où il y aura une grosse garde puisqu’ils ont des joueurs performants dans ce secteur.” Un peu, finalement, dans le style d’une équipe de Top 14. Ce que signale son manager : “Le paquet d’avants est très solide. Il est moins dynamique que celui de Northampton, mais pas moins dangereux. Ça tape fort.”
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Northampton, justement, est une source d’inspiration pour les Tarnais. C’était le cas l’an passé, ça l’est encore plus aujourd’hui quand on sait que les Saints ont humilié les Bathoniens chez eux, voilà 15 jours (41-21). “Notre volonté reste de mettre de la vitesse, comme l’a fait Northampton, afin de parvenir à les contrarier, en les déplaçant, en créant des espaces, énumère Sadourny. Maintenant, les conditions semblent plus correspondre à leur jeu. Mais on est aussi costaud devant (sourire). En conquête, on a livré de solides performances récemment.” S’il y a bien un jour à en rendre une autre, c’est ce vendredi. L’emporter reviendrait à faire un pas vers la qualification, au sein de la poule la plus resserrée de la compétition.

