Ce mardi 6 janvier en fin de journée, un important dispositif de forces de l’ordre a été déployé pour lever le barrage filtrant des agriculteurs. Tout s’est terminé sans heurts, mais les manifestants ont choisi de passer une nouvelle nuit sur place.
La mobilisation des agriculteurs du Comminges à la frontière franco-espagnole de Fos a connu un nouvel épisode de tension ce mardi 6 janvier en fin d’après-midi. Après un blocage total de la circulation pendant une heure dans la matinée, les agriculteurs avaient finalement remis en place un barrage filtrant dans l’après-midi en laissant passer les voitures. Le contexte s’est à nouveau crispé vers 17 heures avec une intervention massive des forces de l’ordre.
Selon Alban Dubois, maire de Melles, d’importants moyens ont été déployés sur le barrage, avec la présence d’une vingtaine de camions de CRS et de deux engins blindés Centaure. “Il y avait clairement plus de CRS que d’agriculteurs”, souligne l’élu, évoquant une phase d’intimidation réciproque qui a duré jusqu’à 18 h 30 environ.
“Disproportionné”
Un face-à-face s’est installé entre les tracteurs des agriculteurs et les engins des forces de l’ordre, qui s’est déroulé sans incident. “Tout s’est terminé sans heurt ni agressivité”, insiste-t-il, précisant que d’autres unités semblaient en attente à proximité.
Sur place encore à 19 heures, le maire de Fos, Pascal Penetro, décrit lui aussi une intervention “impressionnante” et “disproportionnée”, au regard d’un mouvement qu’il qualifie de calme depuis son lancement. “Nous sommes là pour représenter la République, tout comme eux”, confie l’élu qui dit avoir été bousculé pendant l’affrontement. Les élus locaux sont restés aux côtés des manifestants afin d’éviter tout débordement.
En début de soirée, la circulation a été libérée et les effectifs de sécurité ont libéré les lieux. Les voitures ont de nouveau été autorisées à passer, tandis que les poids lourds sont toujours renvoyés vers l’Espagne, comme les jours précédents.
Les agriculteurs restent mobilisés pour dénoncer l’absence de réponses concrètes à leurs revendications face à la gestion de la dermatose nodulaire. Ils ont décidé de passer une nouvelle nuit sur place.

