« Pas de sang pour du pétrole ». Une manifestation contre l’opération militaire américaine au Venezuela, à Times Square, à New York, le 3 janvier 2026. JOHN LAMPARSKI / AFP
« La sueur, l’ingéniosité et le labeur des Américains ont permis de créer l’industrie pétrolière au Venezuela. Son expropriation tyrannique a constitué le plus grand vol de richesses et de biens américains jamais enregistré. » C’est ainsi que Stephen Miller, l’un des principaux conseillers de Donald Trump, justifie l’enlèvement de Nicolas Maduro par les Etats-Unis. Lors de sa conférence de presse détaillant l’intervention militaire, le président américain a d’ailleurs multiplié les références au pétrole « volé », sapant au passage tout son récit sur le narcotrafic vénézuélien.
Pour comprendre le rôle joué par l’or noir dans ce conflit, nous avons appelé Adam Hanieh. Ce professeur à l’université d’Exeter, en Angleterre, est l’un des meilleurs spécialistes du pétrole. Il a notamment publié « Crude Capitalism » (éditions Verso, 2025), une histoire de la manière dont l’or noi…
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