L’Élysée s’est rapproché de la famille de Brigitte Bardot, proposant un hommage national pour cette icône planétaire. Les proches de Brigitte Bardot ont refusé. Emmanuel Macron ne sera par ailleurs pas convié aux obsèques, prévues le 7 janvier prochain.
Un dernier signe de désamour assumé. Malgré les injonctions de la présidence française, il n’y aura pas d’hommage national pour Brigitte Bardot morte dimanche 28 décembre dernier à l’âge de 91 ans. L’Élysée a proposé d’organiser un hommage à l’icône du cinéma français, mais sa famille n’a pas donné suite. Le palais présidentiel a signifié avoir “eu un échange avec la famille, avec la proposition qu’un hommage ait lieu, sans que la famille ne donne suite”. Une telle démarche correspond à un “usage républicain”, a souligné cette source, rappelant que les hommages sont “systématiquement décidés d’un commun accord avec les proches du défunt”.
Deux jours après le décès de l’icône, son mari Bernard d’Ormale s’est interrogé sur la proposition du chef de l’État : “Je ne m’occupe pas de cela, mais si on me demande mon avis… En guise d’hommage national, ils n’ont qu’à créer un secrétariat d’État à la cause animale et mettre fin à cette horreur qu’est l’hippophagie”.
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Par ailleurs, Emmanuel Macron ne se rendra pas aux obsèques, qui auront lieu le 7 janvier à Saint-Tropez, dans l’intimité. Le chef de l’État n’était de toute façon guère apprécié de l’actrice, qui lui avait même adressé en 2023 une lettre incendiaire, lui reprochant son manque d’action contre la souffrance animale. “Je suis en colère face à votre inaction, votre lâcheté, votre mépris des Français, qui vous le rendent bien il est vrai”, avait-elle notamment écrit.
Une proximité avec Marine Le Pen
À l’origine, l’idée d’un hommage national a divisé la classe politique depuis l’annonce du décès de l’actrice. Avec un clivage droite-gauche très prononcé : Éric Ciotti, président de l’UDR, allié au Rassemblement national dont était proche Brigitte Bardot, a même lancé une pétition en ce sens. Mais le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, tout en saluant “une actrice iconique”, a estimé que les hommages nationaux étaient rendus pour “services exceptionnels à la Nation” et que l’artiste – plusieurs fois condamnée pour propos racistes et homophobes – avait “tourné le dos aux valeurs républicaines”.
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Les relations étaient nettement plus chaleureuses avec Marine Le Pen, qui a elle été invitée aux obsèques et y sera bien présente, a fait savoir son entourage. “Elle y sera à titre personnel et amical”, a-t-on précisé. Déjà proche de son père Jean-Marie Le Pen, Brigitte Bardot était mariée depuis trois décennies à un ex-conseiller du fondateur du Front national (ex-RN), dont elle partageait les idées contre “la poussée terrifiante de l’immigration”. Une sympathie pour le parti d’extrême droite qui l’avait ensuite conduite à appeler les maires à parrainer la première candidature présidentielle de Marine Le Pen en 2012.
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La patronne du Rassemblement national avait promptement réagi à l’annonce du décès de l’actrice dimanche, en rendant hommage à une “femme exceptionnelle”, “incroyablement française : libre, indomptable, entière”. Au-delà de la politique, les deux femmes avaient aussi en commun leur passion affichée pour les animaux – l’une à travers sa fondation, l’autre via un diplôme d’éleveuse de chats.

