Le football mondial est-il à l’aube d’une nouvelle révolution ? Un changement de règle qui avantagerait les attaquants doit être discuté très prochainement par les instances dirigeantes. Cette évolution du hors-jeu modifierait profondément le jeu et pourrait être appliquée dès la fin de la coupe du monde 2026.
Le président de la FIFA Gianni Infantino a ouvert la porte à une évolution de la règle du hors-jeu, notamment prônée par l’entraîneur français Arsène Wenger. L’objectif avoué est de rendre le jeu “plus attractif”, a avancé le controversé président suisse lors du World Sports Summit de Dubaï (29 et 30 décembre).
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“Nous continuons à regarder comment les règles peuvent évoluer pour rendre le jeu plus offensif, plus attractif”, a expliqué ce lundi 29 décembre le dirigeant de l’instance dirigeante du football internationale. Il dit considérer que “les interruptions du jeu doivent être réduites au minimum”. Cette volonté a par exemple poussé la FIFA à tester l’exclusion de 2 minutes, une formule qui propose de soigner les joueurs en dehors du terrain lorsqu’ils sont blessés, lors de la Coupe arabe. Une évolution, destinée à limiter l’intérêt des simulations, qui a plu aux dirigeants qui doivent décider prochainement de son application.
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“Nous regardons la règle du hors-jeu, qui a évolué au fil des ans, et qui requiert actuellement que l’attaquant soit derrière le (dernier) défenseur ou sur la même ligne”, a révélé M. Infantino. “Peut-être dans l’avenir”, le joueur devra être “complètement devant pour être jugé hors-jeu”, a-t-il ajouté. Autrement dit, il n’y aurait plus de hors-jeu pour une jambe ou un bras devant le dernier défenseur.
Le 20 janvier, le football pourrait basculer à Londres
Cette évolution, favorable aux attaquants, est défendue par Arsène Wenger, ancien manager d’Arsenal et actuel directeur du développement du football au sein de la Fifa. Ce projet, déjà expérimenté dans des tournois de jeunes, devra être approuvé par l’Ifab, l’instance gardienne des règles du jeu dont la réunion annuelle est prévue le 20 janvier à Londres. Il devra ensuite être validé par la Fifa réunie en assemblée générale.
Même s’il est hypothétique de voir la nouvelle règle appliquée dès l’été 2026 lors du Mondial aux États-Unis, Canada et Mexique, le journal espagnol AS évoque ce mardi 30 décembre une entrée en vigueur la saison prochaine. En effet, d’après le quotidien sportif, si elle venait à être approuvée l’Ifab ce 20 janvier, il y aurait de fortes chances qu’elle soit approuvée par l’Assemblée générale en février et donc mise en place dès 2026-27. Une révolution du football qui amènerait probablement une pluie de buts supplémentaires est donc suspendue à la décision des différentes instances qui gouvernent le sport le plus populaire du monde.
Comparaison entre la règle actuelle et le projet
- Règle actuelle : Si n’importe quelle partie du corps (orteil, épaule, tête) de l’attaquant est située derrière le dernier défenseur, le but est invalide. Avantage au défenseur.
- Projet, dit “Règle Wenger” : Si n’importe quelle partie du corps de l’attaquant est placée sur ou derrière la ligne tracée par la partie la plus reculée du corps du défenseur, le but est valide. Avantage à l’attaquant.

