December 30, 2025

"Quand les exploitations souffrent, la coopérative encaisse aussi le choc" : Vivadour confirme sa trajectoire de redressement

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Les adhérents de Vivadour ont validé les comptes 2024-2025 et maintenu leur cap vers l’équilibre à trois ans, malgré un environnement économique difficile et des filières contrastées.

Réunis en assemblée générale le vendredi 19 décembre, les adhérents du groupe coopératif Vivadour ont approuvé les comptes de l’exercice 2024-2025. Dans un environnement agricole et économique toujours dégradé, le groupe confirme sa stratégie de retour à l’équilibre à 3 ans et poursuit le déploiement de projets structurants destinés à renforcer la résilience de ses filières et à accompagner durablement ses adhérents.

Équilibres solides

L’exercice s’est inscrit dans la continuité d’une année précédente déjà difficile. Si les résultats économiques demeurent fragiles, les équilibres financiers du groupe restent solides. Vivadour réalise un chiffre d’affaires de 558 millions d’euros, avec un pôle animal et agroalimentaire représentant désormais plus de 40 % de l’activité, à parité avec le pôle végétal. “Quand les exploitations souffrent, la coopérative, qui en est le prolongement, encaisse aussi le choc. Pour autant, la trajectoire fixée vers le retour à l’équilibre est maintenue”, souligne Florent Estebenet, président de Vivadour.

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Grâce à sa diversification, le groupe a joué un rôle d’amortisseur face aux aléas. Des réorganisations ciblées ont été engagées dans plusieurs filières, tandis que des projets innovants se concrétisent pour sécuriser l’équilibre économique à moyen terme. Les grandes cultures ont été pénalisées par une météo complexe et une baisse des volumes et des prix. En 2024, Vivadour a collecté 304 000 t de céréales et oléoprotéagineux, un niveau inférieur au potentiel habituel. En légumes, dans un contexte de recul de la consommation de conserves, les cultures de maïs doux ont été limitées à 940 ha.

Viticulture en souffrance

La viticulture traverse quant à elle une crise sans précédent, confrontée à des conditions climatiques extrêmes et à un marché tendu. Les efforts de restructuration engagés doivent se poursuivre pour préserver la pérennité de la filière. Dans cette logique d’adaptation, Vivadour investit de nouveaux marchés, notamment le vin sans alcool, avec l’entrée en production du chai Sobre en avril 2025. L’objectif est de produire 10 000 hectolitres la première année, pour une capacité industrielle de 80 000 hectolitres.

Filières animales en forme

Après plusieurs années de crise sanitaire, la vaccination permet une relance des activités volailles et palmipèdes. Le “Poulet d’Ici” bénéficie d’une forte demande, tandis que le Label Rouge “Poulet du Gers” confirme sa dynamique. La production de palmipèdes atteint 1,5 million de canards, même si le marché du foie gras reste plus incertain. La filière bovine confirme son rôle structurant dans le Sud-Ouest, avec plus de 100 M€ de chiffre d’affaires et plus de 35 000 animaux collectés. La hausse exceptionnelle des prix redonne de l’oxygène aux éleveurs, encouragés à relancer la production.

Sur le plan industriel, le projet Texipro, dédié aux protéines végétales pour l’alimentation humaine, se concrétise avec une ouverture prévue à l’automne 2026. Enfin, les assemblées générales de Vivadour et de Terres du Sud ont validé, sous conditions suspensives, leur projet de fusion, désormais soumis à l’Autorité de la concurrence au plus tard le 30 juin.

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