Ce 29 décembre marque les 12 ans du tragique accident de ski de Michael Schumacher. Si le septuple champion du monde reste dans le cœur des fans, son ancien coéquipier chez Mercedes, Nico Rosberg, se souvient d’un pilote prêt à tout pour déstabiliser ses rivaux. Entre manipulation psychologique et “guerre des toilettes” à Monaco, plongée dans les coulisses impitoyables de la Formule 1.
Gagner des titres, se forger un palmarès des années durant… Ça tient souvent à des petits détails, a-t-on tradition de dire dans le sport de haut niveau. L’épisode peu banal raconté par le champion allemand Nico Rosberg à propos de son illustre compatriote Michael Schumacher en est une illustration criante.
“Schumi” est une légende vivante de la Formule 1, fort de sept titres de champion du monde (record qu’il co-détient avec l’actuelle vedette de Ferrari Lewis Hamilton), remportés entre 1994 et 2004. Ces deux dernières années en F1 (2010-2012), il les passera chez Mercedes, aux côtés d’un jeune compatriote, Nico Rosberg. Un jeunôt que Schumacher, qui a alors passé la quarantaine, entend bien mettre sous l’éteignoir. Et pour cela, tous les moyens sont bons.
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Récit de Rosberg lui-même, souvenir de qualifications lors d’un Grand Prix de Monaco : “Il n’y avait qu’un seul WC dans le garage. Il y est allé et je suis arrivé dix minutes avant le début des qualifications. Je savais que je n’avais pas beaucoup de temps pour uriner. Il fallait que j’aille aux toilettes, que je monte dans la voiture et que je donne tout en qualifications. Alors j’ai frappé à la porte, car elle était verrouillée” a-t-il raconté dans le podcast spécialisé Beyond Victory, comme repéré par Le Figaro.
“Mais personne ne répondait alors que les toilettes étaient bel et bien occupées !” a-t-il poursuivi. “J’ai frappé, frappé et martelé à la porte jusqu’à en avoir marre. Et j’ai compris qu’il y avait quelqu’un à l’intérieur. Et cette personne, c’était Michael Schumacher, appuyé contre le mur, regardant sa montre, sachant qu’il pouvait se permettre d’attendre.”
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“Il avait suffisamment de temps pour monter dans la voiture, mettre sa ceinture et ne pas ruiner la stratégie de l’équipe pour les qualifications. Il était là, si calme, et moi, dehors… J’étais en plein stress, paniqué ! J’ai fini par attraper un seau d’huile qui traînait dans le coin et j’ai fait pipi dedans, désespérément. Mais ce stress, à un moment où il est crucial d’être totalement concentré, a affecté ma performance en qualifications” a ainsi conclu le fils de Keke Rosberg, Finlandais champion du monde en 1982.
“Michael Schumacher était un maître de la manipulation psychologique” a conclu Rosberg. “Il était un véritable expert en la matière, c’était inné chez lui. Il n’avait pas besoin d’y penser.”

