La joueuse star numéro 1 française, révélation de 2025, a été contrainte de mettre sa carrière en pause plusieurs semaines afin de soigner une lourde blessure.
Le revers de la gloire, ou quand le corps dit stop. Le tennis est un sport qui ne pardonne aucune défaillance physique. Loïs Boisson, demi-finaliste surprise de Roland-Garros 2025, a payé cher son ascension fulgurante.
Après un sacre estival à Hambourg, peu après son beau parcours porte d’Auteuil, le corps de la Française a craqué : son abandon au tournoi de Pékin fin septembre a révélé une déchirure du quadriceps gauche, la tenant éloignée des courts pendant près de deux mois.
“Invisible” depuis cet abandon, la n°1 française a fait une réapparition très remarquée au Tennis Club de Boulogne-Billancourt, son nouveau club, ce jeudi 27 novembre. Accueillie par un véritable bain de foule d’enfants admiratifs, elle a confirmé l’intensité de sa convalescence. Elle n’a d’ailleurs pas pu rejouer les Interclubs comme initialement prévu.
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La médecine rapprochée : la solution du plasma
La raison de sa prudence, Boisson l’explique avec clarté, révélant le traitement qui a permis de stabiliser les douleurs résiduelles : “Au départ, c’était prévu que je joue les deux derniers matchs par équipe à la maison, mais là, j’ai juste dû faire une petite PRP (une infiltration de Plasma Riche en Plaquettes issue de son propre sang au niveau d’une zone douloureuse, NDLR.) dans le genou pour enlever quelques petites douleurs, mais tout se passe très bien” a-t-elle livré, notamment, à RMC.
Cette intervention ciblée a permis à la jeune femme de tourner la page des blessures et de se concentrer sur son avenir, avec un enthousiasme non feint : “Vivement 2026, clairement !” a-t-elle lancé.
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Le nouveau départ : Barcelone, Martinez et l’Australie
Débarrassée de ses soucis physiques, la Dijonnaise est prête à prendre un nouveau virage. Sa pré-saison doit reprendre à Barcelone, où elle travaillera sous l’égide de son nouvel entraîneur, Carlos Martinez, qui possède son académie sur place.
L’objectif est clair : l’Océanie. Un continent que Loïs Boisson va découvrir, mais qu’elle est déjà certaine d’aimer. “Ce sera la première fois, en 2026. Moi, j’y vais avec impatience, parce que je pense que je vais adorer ce pays. Et puis ce sera le premier Grand Chelem pour démarrer l’année, donc c’est top.”
Avant l’Open d’Australie, elle aura l’honneur de porter le maillot bleu de la France pour la première fois chez les adultes lors de la United Cup à Perth, en équipe avec Arthur Rindernknech.
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L’épreuve du feu pour 2026
La saison 2026 commencera fort. La United Cup lui offrira un plateau de très haut niveau pour se tester, avec des premières adversaires de taille comme la Suissesse Belinda Bencic (n°11 mondiale) et l’Italienne Jasmine Paolini (n°8).
Actuellement classée 36e mondiale, Loïs Boisson est face à un enjeu de taille : celui de la confirmation. Elle devra rapidement mettre des provisions de points de côté, car l’échéance où elle devra défendre ses 780 points de Roland-Garros approche à grands pas.
Mais la jeune Française, qui a su surmonter la douleur et les incertitudes, semble déterminée à reprendre sa marche en avant. Son retour à la compétition n’est pas qu’un simple come-back ; c’est le signal que la révélation de Roland-Garros est prête à écrire la suite, avec pour objectif de consolider son statut au sommet du tennis mondial.

