Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors d’une visite à Madrid, en Espagne, le 18 novembre 2025. OSCAR GONZALEZ/SIPA USA/SIPA
La diplomatie est à nouveau en pleine activité. Après des discussions à Genève, en Suisse, le 23 novembre, des négociateurs américains, ukrainiens et américains tentent toujours de trouver un règlement négocié au conflit en Ukraine. Les Américains échangent aussi avec une délégation russe à Abou Dabi (Emirats arabes unis).
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Les discussions se basent sur le plan de Donald Trump, qui prévoit initialement de nombreuses concessions à la Russie. Il a depuis fait l’objet de tractations qui ont permis « d’immenses progrès » pour parvenir à un accord et mettre fin au conflit, selon la Maison Blanche ce mardi 25 novembre. Donald Trump a déclaré les Etats-Unis étaient « très proches » de conclure un accord visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. On fait le point.
• Des discussions supplémentaires nécessaires
La Maison Blanche a indiqué ce mardi que des discussions supplémentaires avec l’Ukraine et la Russie étaient nécessaires pour régler quelques points « sensibles, mais pas insurmontables », en affirmant que d’« immenses progrès » avaient été faits en vue de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit.
« La semaine passée, les Etats-Unis ont fait d’immenses progrès en vue d’un accord de paix en faisant venir à la fois l’Ukraine et la Russie à la table des négociations », a déclaré sa porte-parole Karoline Leavitt sur X. « Il reste à régler quelques détails sensibles mais pas insurmontables, qui demanderont des discussions supplémentaires entre l’Ukraine, la Russie et les Etats-Unis », a-t-elle ajouté.
Plusieurs médias américains avaient rapporté plus tôt ce mardi, citant un responsable américain anonyme, que les Ukrainiens avaient « accepté un accord de paix ».
Donald Trump a déclaré que les Etats-Unis étaient « très proches » de conclure un accord visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. « Ce n’est pas facile », a affirmé le président américain à la Maison Blanche, mais « je pense que nous sommes très proches d’un accord. Nous verrons bien ».
• « Une nouvelle version, affinée » du plan Trump
Les propos de la Maison Blanche surviennent en pleine frénésie diplomatique depuis la rencontre dimanche à Genève entre délégations américaine, européenne et ukrainienne au cours de laquelle Américains et Ukrainiens ont « rédigé une nouvelle version, affinée, d’un cadre (pour un accord) de paix ».
Le président américain Donald Trump avait initialement donné jusqu’au 27 novembre au président ukrainien Volodymyr Zelensky pour répondre à son plan, jugé initialement très favorable à la Russie. Selon le secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien Roustem Oumerov, Kiev espère maintenant « organiser la visite du président Zelensky aux États-Unis dès que possible en novembre pour finaliser les étapes restantes et parvenir à un accord avec le président Trump ».
• Les discussions russo-américaines « se déroulent bien »
Entre-temps, le secrétaire américain à l’Armée de terre, Dan Driscoll, s’est rendu à Abou Dhabi pour y rencontrer une délégation russe. « Les pourparlers se déroulent bien et nous restons optimistes », a déclaré le lieutenant-colonel Jeff Tolbert, rendant compte de ces discussions lundi soir et ce mardi aux Emirats arabes unis.
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• Macron voit « une chance » d’aller vers « une bonne paix »
Emmanuel Macron a affirmé ce mardi qu’il y avait « enfin une chance de réaliser de vrais progrès vers une bonne paix » entre l’Ukraine et la Russie, en ouverture d’une visioconférence de la « coalition des volontaires » qui soutiennent Kiev. « Mais la condition absolue pour une bonne paix, c’est une série de garanties de sécurité très robustes, et pas des garanties uniquement sur le papier », a prévenu le président, précisant que le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio se joindrait aussi à cette réunion de la coalition composée principalement de pays européens désireux de fournir ces garanties à l’Ukraine. « L’Ukraine a eu son lot de promesses brisées par les agressions russes successives, et des garanties solides sont donc une nécessité », a-t-il insisté.
« Nous sommes clairement à un moment crucial, a estimé Emmanuel Macron. Les négociations bénéficient d’un nouvel élan, et nous devons profiter de cette impulsion. » Et de poursuivre : « Je voudrais saluer le fait que les réunions de Genève, le 23 novembre, ont permis une discussion ouverte et constructive entre l’Ukraine et les Etats-Unis. » Emmanuel Macron a aussi dit qu’il « n’y a aujourd’hui clairement pas de volonté russe d’avoir un cessez-le-feu », appelant à « continuer de mettre la pression » sur la Russie pour qu’elle négocie.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky devait ensuite présenter à ses homologues de cette coalition, qui comprend plus de 30 pays, le résultat des discussions conduites à Genève sur la base du plan américain. Et aussi sur la manière dont les pays membres peuvent apporter les « garanties » de sécurité, a expliqué le président français.

