Anne Hidalgo, dans son bureau à l’Hotel de Ville de Paris, le 21 mars 2024. ANAIS BOILEAU POUR « LE NOUVEL OBS »
Ce 25 septembre, dans un salon du très chic Harvard Club à New York, Anne Hidalgo est en campagne. Costume noir et lunettes sur le nez, les yeux rivés sur ses fiches et dans un anglais parfois hésitant, la maire de Paris, venue assister à l’assemblée générale des Nations unies, vante son action sur le climat, ses « compétences » et ses « réseaux », qu’elle veut mettre au service de sa nouvelle ambition : prendre la tête du Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR). Pourquoi elle plutôt que ses concurrents, dont trois sont présents ce soir-là ? Parce que pour ce job, dit-elle, il faut un profil politique, au leadership fort, capable de diriger cette instance onusienne consacrée au droit d’asile et en mal de financements. Et parce qu’à Paris, ajoute celle qui a chassé les voitures des voies sur berges, elle a aussi appris à avoir le cuir épais. « En ce qui concerne les discours négatifs et hostiles, je sais de quoi je parle, affirme-t-elle sourire aux lèvres. Je peux dire que c’est mon quotidien en tant qu’écologiste, humaniste, maire progressiste, femme et migrante. »
Alors que la campagne pour sa succession est déjà lancée dans la capitale, entre un héritier socialiste qu’elle n’a pas choisi, Emmanuel Grégoire, et la ministre Rachida Dati, qu’elle déteste, la maire de Paris a la tête et les jambes ailleurs. Après deux victoires en 2014 et 2020 et un très lourd é…
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