August 30, 2025

INFO LA DEPECHE. "Écureuils" encagoulés stoppés in extremis : tentative d’intrusion sur le chantier de la LGV Toulouse-Bordeaux

l’essentiel
Quatre militantes ont été arrêtées ce vendredi matin alors qu’elles tentaient de monter dans deux arbres situés à Saint-Jory. Ces deux arbres doivent être abattus prochainement dans le cadre du chantier de la future LGV entre Bordeaux et Toulouse.

Quatre activistes écologistes ont été interpellées ce vendredi matin à Saint-Jory, au nord de Toulouse, alors qu’elles tentaient de monter dans deux arbres protégés par les forces de l’ordre. Les “écureuils” protestent toujours contre la décision d’abattre un tilleul et un chêne présents sur le futur tracé de la LGV entre Toulouse et Bordeaux. Ces arbres doivent être enlevés d’ici quelques semaines. Pour éviter que des militants s’approchent du chantier, les forces de l’ordre ont accroché du fil barbelé tout autour des troncs. “Des gendarmes et des services de sécurité sont même amenés à surveiller constamment les lieux cette semaine”, précise un habitant de Saint-Jory.

À lire aussi :
“On peut rester jusqu’à novembre s’il le faut” : Quatre écureuils tentent de sauver dix platanes aux abords du chantier de l’autoroute A69

Malgré ce protocole ultra-sécurisé, ceux qui s’opposent à la future ligne à grande vitesse ont mené une opération coup de poing ce vendredi, au lever du jour. Certains individus, encagoulés, ont tenté de pénétrer l’ancienne zone occupée (“ZAD”), démantelée au cours de l’été. Cette action semble avoir été une diversion visant à faciliter l’accès des militantes aux arbres. Quatre jeunes femmes ont alors tenté d’escalader les troncs.

Des militants étaient déjà montés dans les arbres à Saint-Jory afin de protester contre le projet de la LGV.
Des militants étaient déjà montés dans les arbres à Saint-Jory afin de protester contre le projet de la LGV.
DDM – FREDERIC CHARMEUX

“Une forte opposition militante sur les lieux du chantier”

L’organisation XXL des militaires a finalement permis d’intervenir à temps. Les écureuils avaient coupé le barbelé et enfilé un baudrier pour grimper lorsque les unités d’intervention sont arrivées. L’une des suspectes, déjà connue pour des faits similaires et des dégradations sur des véhicules de gendarmerie, se serait rebellée. Le parquet de Toulouse confirme que les gardes à vue sont en cours. Au moins trois des mises en cause refuseraient de communiquer leur identité. Victor Denouvion, maire de Saint-Jory et soutien du projet a confirmé ces interpellations : “Quatre interpellations ont eu lieu ce matin sur les parcelles concernées par la ZAD. Bien que ce terrain ne relève pas du domaine communal, la mairie reste déterminée à veiller à la tranquillité publique des Saint-Joryens, en lien avec les services de l’État”.

À lire aussi :
Autoroute A69 : malgré l’annulation du chantier, 17 “écureuils” jugés coupables pour leur action contre le projet

Au mois de juillet déjà, plusieurs rassemblements sur la zone avaient été organisés par les manifestants. À cette occasion, la préfecture de Haute-Garonne avait communiqué pour dénoncer les actions militantes : “Les travaux de la ligne ferroviaire à grande vitesse entre Toulouse et Bordeaux suscitent une forte opposition militante sur les lieux du chantier. Cette contestation s’est déjà manifestée par des troubles à l’ordre public répétés, des atteintes verbales et physiques aux personnes, des actions d’occupations illégales de terrains, des dégradations, sabotages et incendies de matériels destinés à la réalisation des opérations d’aménagements de cette ligne ferroviaire.”

source

TAGS: