Faudrait-il dissoudre l’Assemblée nationale ?
“Est-ce qu’une dissolution nouvelle nous permettrait d’avoir une stabilité, d’avoir une détermination du pays ? Je ne le crois pas”, estime le Premier ministre. “Si on crée le chaos aujourd’hui, qui vont être les victimes ? Les jeunes générations se sont eux les victimes, ce sont eux qui vont payer la dette”.
“Je ne crois pas au ruse”
Si François Bayrou est renommé par Emmanuel Macron, accepterait-il ? “Je ne crois pas au ruse”, répond-il.
“On ne peut rien faire sans les Françaix, sans eux et contre eux”
“C’est la vie de la nation qui est en danger”, affirme le Premier ministre.
Le Premier ministre rappelle qu’il va recevoir les responsables des partis politiques dès lundi
“Je vais recevoir les responsables de partis politiques et de groupes parlementaires, je vais examiner les choses avec eux : mais la condition préalable, c’est qu’on s’entende sur l’effort” à fournir, conditionne François Bayrou.
Plusieurs catastrophes annoncées par François Bayrou
“On va vers plusieurs catastrophes”, affirme-t-il. La première, selon lui, c’est l’explosion des taux d’intérêts pour emprunter de l’argent. La deuxième difficulté : “lorsqu’on ne trouve plus de prêteur”. “Je ne veux pas accepter la fatalité de ce genre de crise”, affirme François Bayrou.
“Le déficit est une menace pour les plus faibles du pays”
“La situation du pays s’aggrave chaque année de manière insupportable”, déplore-t-il. “Nous sommes en train de brûler l’un après l’autre tous les atouts que nous avons”.
Le Premier ministre est-il prêt à faire des compromis ?
“Sur tous les sujets je suis prêt à discuter sauf sur un : l’effort pour sortir du surendettement. et cet effort est immense”, annonce François Bayrou.
“12 jours c’est très long pour parler”
“Il reste 12 jours et 12 jours c’est très long pour parler. Nous n’avons pas proposé de négociations parce qu’il y a une question avant : sommes-nous d’accord sur la gravité des choses ?”, déclare François Bayrou.
“Ils étaient en vacances”
Pourquoi François Bayrou n’a pas contacté avant les partis politiques ? “Parce qu’ils étaient en vacances”, répond le Premier ministre.
“Le pays est écrasé sous la dette”
“On est irresponsables, même pas pour nous, pour notre génération, on est irresponsables pour les jeunes Français. Le pays est écrasé sous la dette”, affirme-t-il.
François Bayrou fustige le Rassemblement nationale et LFI
“Je ne veux pas passer en force”
Il est impossible de continuer cette politique de redressement du pays s’il n’y a pas de vote de confiance”, déclare François Bayrou. “Je ne veux pas passer en force”, martèle-t-il.
“C’est sur ce bilan de la situation que les députés doivent voter”
François Bayrou remet en cause le terme de “vote de confiance”. C’est une déclaration de politique générale”. C’est sur ce bilan de la situation que les députés doivent voter. Est-ce que cette situation est réelle, est-ce grave ou est-ce urgent”.
Dans quelques minutes, le Premier ministre va prendre la parole sur TF1
Invité au 20h de TF1, François Bayrou va s’exprimer après ses multiples prises de paroles. Vote de confiance, budget 2026… Le Premier ministre va aborder plusieurs thèmes qui suscitent le débat.
Une nouvelle dissolution ? “Assez inéluctable”, selon Edouard Philippe
L’ancien Premier ministre et candidat à la prochaine élection présidentielle juge par ailleurs “assez inéluctable” une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale en cas de blocage persistant et d’impossibilité d’adopter les textes budgétaires.
Édouard Philippe et Horizons soutiennent la démarche de Bayrou, mais la confiance doit “se construire”
Édouard Philippe a expliqué mercredi, dans un entretien à l’AFP, soutenir la démarche de François Bayrou de solliciter la confiance de l’Assemblée, car il partage son constat “juste et inquiétant”, tout en estimant que la confiance devait “se construire” avec les partis politiques.
Des rendez-vous prévus entre Bayrou et les chefs de parti à Matignon lundi prochain
D’après les informations du Parisien, François Bayrou va s’entretenir avec les chefs de parti qui le souhaitent lundi 1er septembre. Le Premier ministre va “proposer à tous les chefs de parti et présidents de groupes parlementaires qui le souhaitent”, selon son entourage. L’objectif : évoquer l’état des finances publiques et la nécessité de redresser les comptes.
“Les décideurs politiques doivent dépasser leurs rivalités”, lance le président du Medef
Le président du Medef Patrick Martin a estimé que “les décideurs politiques doivent dépasser leurs rivalités”, tout en constatant que “cela n’en prend pas le chemin”, et il s’est dit fermement opposé au retour de l’ISF. Dans son discours d’ouverture de la 7e Rencontre des entrepreneurs de France (REF) organisée par le Medef, M. Martin s’est dit “consterné” par “les premières réactions politiques” négatives à l’annonce par le Premier ministre François Bayrou qu’il se soumettrait le 8 septembre à un vote de confiance à l’Assemblée nationale. Elles “surajoutent à notre inquiétude et nous éloignent de l’acte offensif indispensable au rétablissement de notre pays”, a-t-il lancé.
Il n’y a “ni déni de réalité, ni surexagération” de la situation financière de la France, affirme Macron en Conseil des ministres
Macron apporte son “soutien total” à la “démarche” de Bayrou
“Je n’étais pas au courant” de la décision de Français Bayrou, reconnaît Catherine Vautrin
Sur BFMTV/RMC, au micro d’Apolline de Malherbe, la ministre du Travail, Catherine Vautrin, a reconnu n’avoir pas été prévenue de l’annonce du Premier ministre lundi. “Je n’étais pas au courant”, a-t-elle concédé.
“Il y a toujours un chemin” pour le budget, estime Gabriel Attal
Sur France Inter, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal a jugé ce mercredi qu'”il y a toujours un chemin” pour faire voter le budget 2026. “Il faut qu’on s’y mette tous”, a-t-il notamment déclaré, affirmant vouloir “se battre” et négocier avec l’ensemble des forces politiques.
La porte-parole du gouvernement juge la décision de François Bayrou “étrange et inattendue”
Invitée sur TF1, la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, a évoqué l’annonce de lundi de François Bayrou, et jugé que celle-ci était “étrange et inattendue”. Elle a ajouté que l’exécutif ne cherche pas “à mettre la panique en France”, tout en rappelant que la chute du gouvernement Barnier “nous a coûté 12 milliards et on en cherche 44 aujourd’hui, alors que les taux d’intérêts étaient inférieurs à ce qu’ils sont aujourd’hui”.
“La logique voudrait que le président de la République laisse sa chance à la gauche”, estime Boris Vallaud
Pour le chef de file des socialistes à l’Assemblée, Boris Vallaud, il est temps que succède à François Bayrou une personnalité de gauche. “La logique voudrait que le président de la République laisse sa chance à la gauche, mais Emmanuel Macron nous a montré à quel point il est imprévisible”, a jugé le député des Landes dans un entretien à Libération .
En Conseil des ministres, Macron retrouve un gouvernement sur le fil du rasoir
Un gouvernement en sursis à l’Elysée. De retour du fort de Brégançon où il a passé son été, le président Emmanuel Macron tient mercredi un conseil des ministres, à moins de deux semaines d’un vote de confiance aux accents de moment de vérité. Retour de vacances agité : les membres de l’exécutif se retrouvent à l’Elysée à 10 heures deux jours après l’annonce choc de François Bayrou. Pour que le Premier ministre puisse demander la confiance de l’Assemblée, une délibération du Conseil des ministres est nécessaire. Le chef de l’Etat doit par ailleurs convoquer une session extraordinaire du Parlement.
Comment le spectre de la dissolution hante déjà les bancs de l’Assemblée
Que fera Emmanuel Macron en cas de chute de son Premier ministre ? Par qui pourra-t-il le remplacer ? Est-il même remplaçable ? Sera-t-il forcé de dissoudre à nouveau l’Assemblée nationale ? Dans les ministères, de nombreuses questions restent sans réponse. L’article pour tout comprendre ici.
Qui pourrait remplacer le Béarnais à Matignon ?
Si François Bayrou n’obtient pas la confiance de l’Assemblée nationale le 8 septembre, ce qui paraît en l’état plus que possible, Emmanuel Macron va devoir choisir – et si possible rapidement – un nouveau Premier ministre. Un vrai casse-tête. Qui pourrait accepter ce qui relève de la mission impossible ? L’article à lire ici .
Bonjour et bienvenue dans ce direct
Nous sommes le mercredi 27 août et voilà désormais deux jours que François Bayrou a créé la surprise, en annonçant lundi qu’il solliciterait la confiance de l’Assemblée nationale le 8 septembre prochain. Un vote à très haut risque qu’il est quasi-certain de perdre.