August 23, 2025

VIDEO. Match de Top 14 dans le Gers : à Jacques-Fouroux, Auch a retrouvé le parfum de son passé glorieux

l’essentiel
Ce vendredi soir 22 août, le temps d’un match d’exhibition entre Pau et Montpellier, l’antre du RC Auch a renoué avec les émotions du Top 14. Ambiance.

Un parfum de nostalgie flottait hier soir sur la pelouse du stade Jacques-Fouroux, à Auch. Comme un écho à une époque pas si lointaine – dix-sept ans tout de même ! – où la capitale de la Gascogne figurait encore parmi l’élite du rugby tricolore. On parle d’un temps où les Julien Sarraute (aujourd’hui en charge des jeunes de la Section), Grégory Menkarska mais encore Tao Tapasu défendaient bec et ongles les couleurs du FC Auch Gers en Top 14. Les efforts d’un collectif valeureux n’avaient cependant pas suffi à éviter la descente au gong final de la saison 2007-2008.

Rugby : à deux semaines du début du #Top14, Pau et Montpellier poursuivent leur préparation à Auch, avec une opposition amicale dans un stade Jacques-Fouroux copieusement garni. #Gers pic.twitter.com/m7lWAHj4Or

— La Dépêche 32 (@ladepeche_32) August 22, 2025

Depuis, plus jamais Auch et ses supporters n’ont connu les joies de la première division. Le temps a fait son œuvre : le FCAG s’est éteint, avant de renaître de ses cendres. Huit ans maintenant que le RC Auch gravit un à un les échelons, nourrissant l’ambition de retrouver un jour les plus hautes sphères du ballon ovale.

Le propriétaire du MHR, Mohed Altrad, et Bernard Laporte, directeur général du club héraultais.
Le propriétaire du MHR, Mohed Altrad, et Bernard Laporte, directeur général du club héraultais.
DDM – SEBASTIEN LAPEYRERE

La soirée de vendredi au Moulias a, à coup sûr, renforcé ce désir. Comment ne pas rêver d’un retour dans la cour des grands en voyant deux cadors du rugby français, Pau et Montpellier, se rendre coup pour coup, 80 minutes durant ?

Les Gersois, de fins connaisseurs en la matière, ne s’y sont pas trompés. Dès le derby “amical” entre le RCA et l’ASF en lever de rideau (voir compte rendu ci-dessous), certains spectateurs tournaient déjà le dos aux pensionnaires de Nationale 2 pour scruter de près l’échauffement des “pros” sur un terrain annexe. Ce match d’exhibition entre Béarnais et Héraultais a ramené, le temps d’une soirée, le RCA et ses sympathisants aux grandes heures de leur passé glorieux.

Un saut de 17 ans en arrière

Aux premières loges, Gaston, 80 ans, se souvient encore des dernières sorties du FCAG face aux cadors nationaux, le Stade Toulousain en première ligne, sacré en 2008. “Le jeu a changé, ce n’est plus la même ambiance aussi, et puis on n’a pas les joueurs qu’on avait avant”, rapporte le Pavien, accoudé à la rambarde de sécurité, la voix empreinte de nostalgie.

Les supporters palois ont fait le déplacement dans le Gers.
Les supporters palois ont fait le déplacement dans le Gers.
DDM – SEBASTIEN LAPEYRERE

Alors, à chaque accélération, chaque percussion qui résonnait jusqu’au long de la main courante, Gaston vibrait, comme le public venu en nombre ce vendredi. Et les plus jeunes, eux, ceux qui n’ont pas connu les heures de gloire du club (les titres de Pro D2 en 2004 et 2007 ou encore le Bouclier européen décroché en 2005) ont, à leur tour, eu matière à rêver. Il suffisait de lever les yeux vers la pelouse, étonnamment en bon état malgré les récentes fortes chaleurs, pour y voir évoluer pléthore de pointures de la discipline. De quoi graver de nouveaux souvenirs dans les esprits.

Si le chemin reste long – titanesque même – pour revoir un jour le RCA revenir dans le monde professionnel, une seule idée semblait flotter dans l’air autour de la piste d’athlétisme, partagée par les anciens comme les plus jeunes : retrouver, un jour, ce parfum enivrant de l’élite.


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