Selon le syndicat étudiant UNEF, vivre pour étudier à Toulouse coûte 1214,65 euros par mois, soit 400 euros de moins qu’à Paris. Mais derrière ce classement des villes étudiantes les plus chères, la hausse générale des dépenses interroge.
Toulouse parmi les villes étudiantes les moins chères ? C’est le constat de l’UNEF, Union nationale des étudiants de France. Ce syndicat a publié un top 23 des villes de l’Hexagone les plus chères pour y étudier. La Ville rose figure tout en bas, en vingtième position, derrière Lyon, Bordeaux, Marseille, ou encore Lille.

Pour réaliser ce classement, l’UNEF a calculé le coût moyen et mensuel de la vie étudiante dans chacune des villes. À titre de comparaison, il s’élèverait à 1626,76 euros par mois à Paris, contre 1214,65 euros à Toulouse. Plus de 400 euros de différence donc, une somme non négligeable pour des jeunes souvent sans revenus.
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Les trois villes classées derrière Toulouse sont Nantes (1211,90 euros par mois), Toulon (1192,65 euros) et Rennes (1192,06 euros). L’Île-de-France est surreprésentée dans ce top, avec huit communes, en plus de la capitale : Nanterre (1520,33 euros), Créteil (1502,33 euros), Saint-Denis (1447,33 euros), Cergy (1374,33 euros), Guyancourt (1370,33 euros), Orsay (1367,33 euros), Évry (1344,33 euros) et Champs-sur-Marne (1315,33 euros).
Même l’UNEF le reconnaît : #Toulouse est classée parmi les villes universitaires les moins chères de France.
Une bonne nouvelle pour nos étudiants, et la preuve que nos choix portent leurs fruits. https://t.co/vWoUCJKAVc
— Jean-Luc Moudenc (@jlmoudenc) August 21, 2025
Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, s’est félicité de ce résultat sur le réseau social X, anciennement Twitter : “Même l’UNEF le reconnaît : Toulouse est classée parmi les villes universitaires les moins chères de France. Une bonne nouvelle pour nos étudiants, et la preuve que nos choix portent leurs fruits.”
Ce à quoi le syndicat a rétorqué, toujours sur le même réseau social : “Si par ‘une bonne nouvelle’ vous entendez l’augmentation du coût des transports la plus forte de France, alors ce n’est pas une bonne nouvelle pour les étudiants. À quand la gratuité des transports ?” Selon l’UNEF, le coût de la vie étudiante aurait grimpé, au niveau national, de 4,12 % en 2025.