Il venait ravitailler un client en stups. Mais ce livreur Ubershit avait une particularité : il circulait à bord d’une voiture siglée… Toulouse Métropole ! L’histoire.
Il était aux alentours de 19 heures, lundi 18 août 2025, lorsque les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) ont assisté à un manège qu’ils ne connaissent que trop bien, quartier Saint-Aubin.
Un homme arrive en voiture. Un piéton s’en approche. Une transaction stupéfiants contre argent est opérée et les forces de l’ordre interviennent en plein deal. Le gros hic dans cette histoire concerne moins la transaction en elle-même, bien que prohibée (15 grammes d’herbe), mais plutôt le véhicule au volant duquel est arrivé le vendeur.
D’où vient cette voiture ?
Car ce n’est ni plus ni moins qu’une voiture siglée… “Toulouse Métropole” (sic) que cet homme de 24 ans a utilisée pour ravitailler son client âgé de 21 ans. Fait-il partie des agents appartenant à la collectivité ou s’est-il servi dans son parc automobile après y avoir eu accès ? Contacté, Toulouse Métropole a répondu à nos sollicitations.

“La collectivité n’a pas été saisie à ce stade d’éléments officiels concernant la situation que vous indiquez et a pris contact avec les services du procureur de la République et de la police nationale. Si ces faits sont avérés, la collectivité condamne fermement ces agissements délictueux commis à bord d’un véhicule floqué aux couleurs de Toulouse Métropole. Ils sont profondément choquants et portent atteinte à l’image de l’institution et de ses agents”, indique Toulouse Métropole.
Ramené au commissariat pour y être placé en garde à vue, le mis en cause devra éclaircir la présence d’une liasse de 1 200 euros en liquide trouvée dans l’habitacle. L’acheteur a fait l’objet d’une audition libre, en attendant des suites que le parquet de Toulouse entend donner. L’enquête se poursuit.
“Tolérance zéro” pour la Métropole
De son côté, la collectivité rappelle que “la lutte contre le trafic de stupéfiants est une priorité de l’équipe Municipale Toulousaine. Une enquête administrative sera diligentée dans les plus brefs délais afin de déterminer précisément les circonstances d’utilisation de ce véhicule et d’identifier les mesures nécessaires pour éviter qu’un tel usage des véhicules de la collectivité ne puisse se reproduire à l’avenir”.
Toulouse Métropole a prévu de déposer plainte “dès qu’elle disposera de l’ensemble des éléments circonstanciés de cette affaire. Si un agent de Toulouse Métropole ou un sous-traitant mandaté par la collectivité est impliqué, toutes les mesures conservatoires et disciplinaires appropriées seront prises, conformément à la politique de tolérance zéro de la collectivité en matière de trafic de stupéfiants, afin de suspendre puis sanctionner l’agent, de protéger les intérêts de la collectivité et de garantir la non-réitération de tels faits.”