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Il a promis « une nouvelle ère » et « un changement de régime complet ». La victoire écrasante de Péter Magyar (53 % des voix) aux élections législatives hongroises du 12 avril, qui clôt seize années de système Orbán, ouvre des perspectives pour le pays d’Europe centrale. Et ses premiers pas convainquent : selon un sondage de l’institut Medián réalisé du 15 au 20 avril, son parti Tisza (conservateur et pro-européen) a encore accru sa popularité, avec 65 % des intentions de vote, contre seulement 25 % pour le Fidesz (national-populiste) de Viktor Orbán – une inversion du rapport de force en seulement deux ans. S’il ne sera investi Premier ministre qu’au cours du week-end du 9 mai, Péter Magyar a profité de ses interventions post-électorales pour cultiver son image d’incorruptible et confirmer la rupture qu’il entend impulser.
Le 15 avril, trois jours après son succès, l’ex-diplomate est interviewé sur la chaîne publique M1, fer de lance du système médiatique orbaniste. L’entretien est tendu. Le Premier ministre-élu contemple le plateau en se réjouissant ironiquement d’être invité pour la première fois en dix-huit mois, p…
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