En visite dans le Tarn ce jeudi 23 avril, le commissaire européen Olivér Várhelyi s’est rendu à Viviers-les-Montagnes pour échanger avec les éleveurs face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). La Commission européenne ouvre la voie à une révision des protocoles de transport et de lutte contre la maladie.
En visite dans le Tarn ce jeudi 23 avril, le commissaire européen Olivér Várhelyi s’est rendu à Viviers-les-Montagnes, sur l’exploitation de Christine et Charles Delpas. Ce site, emblématique de la lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a été le premier à instaurer un protocole de vaccination préventive après la détection d’un foyer à proximité en décembre dernier.

Si la DNC ne présente aucun risque pour l’homme, ses conséquences économiques pour les exploitations sont lourdes. Le préfet du Tarn, Simon Bertoux, a souligné que les éleveurs, bien qu’ayant fait preuve d’exemplarité en créant un “cordon de protection” avec des animaux sains, se retrouvent pénalisés par des règles de circulation strictes. “La profession tenait à expliquer que ces animaux engagés dans une démarche de pure prévention ne devraient pas être soumis à des règles limitant leur commercialisation”, a insisté le représentant de l’État.
L’eurodéputée Céline Imart a également porté la voix des éleveurs sur la difficulté de mener cette vaccination volontaire. Elle a plaidé pour un assouplissement des règles de transport, qui interdisent aujourd’hui de mélanger dans un même camion des bêtes vaccinées et des animaux issus de zones non vaccinées.
Sensible à ces réalités de terrain, Olivér Várhelyi a tenu à saluer l’approche française basée sur la vigilance et la vaccination. Le commissaire a affirmé que “la réponse doit rester concrète, proportionnée et fermement fondée sur la science”.
La réponse de Bruxelles : vers un nouveau protocole
Surtout, il a ouvert la voie à des révisions réglementaires comme l’assouplissement des règles de transport pour faciliter la reprise du commerce, notamment vers l’Italie, la recherche de protocoles alternatifs à l’abattage total des animaux, une attente forte de la profession, et une mise à jour législative, la Commission ayant publié dès la veille une mise à jour des règles de lutte contre la DNC.
“C’est porteur d’espoir”, a conclu Céline Imart, rassurée par l’engagement du commissaire à réviser le protocole pour garantir la viabilité des exploitations.

