Colomiers se rend ce soir (19 heures) à Biarritz en toute fin de saison, comme l’an dernier. Et l’exemple de mai 2025 amène une autre perspective sur la fin de l’exercice actuel.
Le déplacement des Columérins à Biarritz rappelle fortement celui qu’ils avaient vécu, il y a un peu moins d’un an. Au-delà du cadre d’Aguilera, l’atmosphère printanière et la phase finale approchant sont autant de points communs. À quelques exceptions près…
Pour cette dernière de l’édition 2024-2025, les Columérins, sur une série de six victoires, se rendaient dans le Pays basque à bout de souffle, une infirmerie pleine (13 blessés concentrés sur quelques postes) obligeant les dirigeants à faire signer Rayan Houari en urgence pour qu’il puisse disputer la rencontre. L’ailier s’offrira d’ailleurs un doublé pour son baptême. Fort heureusement, ils étaient assurés de recevoir le barrage la semaine suivante, quel que soit le résultat. La défaite en soi n’a pas laissé tant d’enseignements que ça, il s’agissait plutôt des à-côtés : trois joueurs supplémentaires sortaient sur blessure, un autre exclu serait suspendu, et la série touchait à sa fin. En somme, la préparation du barrage ne se terminait pas sur la meilleure note possible.
À titre de comparaison, le groupe de Jean Thomas, même s’il est amputé de plusieurs éléments devant (les première et deuxième lignes notamment), bénéficie d’une profondeur précieuse. À cette lecture, on peut toujours se demander si le staff du duo Nicot-Béco fait assez « tourner » son effectif, ce soir. D’autant plus quand on sait la qualité de son équipe en déplacement (la deuxième de la division). « On a huit victoires en déplacement avec notre équipe soi-disant disant remaniée. J’ai confiance à l’ensemble de mon groupe », rappelait d’ailleurs Florian Nicot il y a deux semaines.
Un BO « piqué dans son orgueil »
Bien sûr, l’objectif comptable prime et la demie à Bendichou n’est pas encore sécurisée : « C’est l’enjeu, on sait que si on prend huit points sur les trois dernières journées, on sera normalement assuré de recevoir une demi-finale. L’objectif est d’essayer, comme on dit depuis quatre ou cinq journées, d’assurer cette place de dauphin. »
Attention toutefois à cette équipe biarrote difficile à lire, minée par des lourdes défaites mais « capable de prestations de haut vol contre Provence, Oyonnax ». « Ils vont être piqués dans leur orgueil, déterminés au vu de l’urgence de leur situation », avertit Aurélien Béco. Celui-ci connaît bien ces contextes, pour avoir été le troisième ligne et capitaine d’un Colomiers qui jouait le maintien il y a quelques années…

