Battu sans conteste par Lens, ce mardi 21 avril à Bollaert-Delelis, le TFC est éliminé de la Coupe de France. Les Violets n’ont jamais vraiment pu y croire…
Ils s’en doutaient, les plus de 1 000 supporters toulousains à avoir fait le déplacement à Lens, et les dizaines d’autres de milliers devant leur télévision, qu’il faudrait un exploit au TFC pour venir à bout de Lens en demi-finale de la Coupe de France. Ceux qui avaient déjà assisté au match de championnat, quatre jours plus tôt à Bollaert, avaient sans doute encore mieux compris à quel point il serait difficile de battre une équipe regonflée par son succès renversant acquis dans le temps additionnel (3-2), et qui avait vu, dimanche, le PSG chuter face à Lyon, rendant plus net son rêve de doublé Ligue 1 / Coupe de France, une compétition que les Sang et Or n’ont jamais remportée.
Sous le soleil d’Artois, quelques heures avant le coup d’envoi de la rencontre, les supporters toulousains croisés autour des corons déroulaient leurs scenarii, et il revenait souvent que si Les Violets devaient l’emporter, le match devrait ressembler à celui de Marseille. En quart de finale, Charlie Cresswell et ses coéquipiers avaient climatisé le Vélodrome grâce aux coups de pied arrêtés, phases de jeu sur lesquelles ils avaient inscrit leurs deux buts avant d’aller arracher leur qualification aux tirs au but. Mais hier, les Toulousains n’ont eu aucun corner à se mettre sous la dent et n’ont, en vérité, jamais pu avoir la prétention de faire douter une équipe de Lens trop sûre de ses forces.
Comme à Marseille, le match s’est débloqué sur un penalty, converti par Florian Thauvin après une faute de Diop sur Thauvin déjà (1-0, 9e). Le capitaine lensois avait eu trop de liberté sur un ballon de Matthieu Udol, après que Koumbassa avait décroché pour suivre la course des Lensois vers leur but. Une tactique payante, qui donnait le ton d’un match où les Violets étaient prévenus qu’ils ne pouvaient pas laisser d’espace à leurs adversaires. Ils ont pourtant refait la même erreur sur le but d’Udol, sur qui Sidibé était en retard, servi par Abdulhamid à qui Cresswell avait donné beaucoup trop de temps pour centrer (3-1, 35e). Des détails qui coûtent cher face aux hommes de Pierre Sage, toujours en avance, comme sur le but de Saint-Maximin après un ballon perdu sous pression par Emersonn (2-1, 18e).
Punis par leurs propres erreurs
Plus vifs, plus forts, les Nordistes n’étaient pourtant pas à l’abri de leur propre fébrilité, et sur un mauvais contrôle de Baidoo, Dönnum a pu récupérer pour servir Emersonn, qui a dévié pour Hidalgo, et l’Argentin a réduit le score de près (2-1, 21e). Mais ces faiblesses lensoises, qui existaient, les Toulousains n’ont jamais vraiment réussi à les exploiter, sanctionnés par leurs propres erreurs techniques, et les ballons de récupération ou de possession mal bonifiés par Diop (2), Hidalgo (17), Casseres (16, 33), Methalie (64) ou Russell-Rowe (68), par exemple, étaient trop rédhibitoires à ce niveau-là de la compétition, face à une telle équipe.
À 3-1 à la mi-temps, la messe était presque déjà dite pour un TFC finalement trop limité pour atteindre une deuxième fois le Stade de France en trois ans. Sans Gboho ni McKenzie (suspendus), la marche était haute, et les Lensois, qui ont ajouté un quatrième but par Thomasson après un coup franc de Thauvin repoussé par Haug (4-1, 74e), n’ont eu qu’à dérouler en deuxième période face à des Violets pas plus dangereux malgré les changements offensifs de Carles Martinez Novell.
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