Les autorités russes font évoluer la réglementation sur les cercueils en Crimée. L’utilisation du bois n’est plus systématique.
La réglementation a changé. Ce vendredi 17 avril, un article du Moscow Times rapporte qu’en Crimée occupée, les autorités russes autorisent désormais l’utilisation de cercueils fabriqués avec d’autres matériaux que le bois. Ce qui, concrètement, rend possible l’usage du carton ou encore de copeaux de bois compressés.
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Yuriy Peftiev, entrepreneur du coin, produit déjà ces modèles en carton. Il souligne que les anciennes règles découlaient d’une interprétation rigide des textes officiels. “Quelqu’un est chargé de rédiger un règlement, relate-t-il auprès du Moscow Times. Comme il sait que les cercueils sont généralement en bois, il le rédige ainsi. Et une fois qu’il est écrit ‘en bois’, il doit être en bois”.
Pour plus de flexibilité donc, un nouveau règlement a été édicté avec un prix plafond de 44,80 dollars par cercueil, soit 38 environ.
Des pertes records pour l’armée russe
Le secteur des pompes funèbres en Russie connaît une croissance majeure en raison du conflit en Ukraine. Selon le Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), les pertes russes atteignaient 1,198 million de morts et de blessés après quatre ans de guerre. Soit une moyenne de 35 000 soldats par mois.
“Ces chiffres sont stupéfiants, rappellent les analystes du CSIS. Aucun grand pays n’a subi de telles pertes dans un conflit depuis la Seconde Guerre mondiale.”
Le Moscow Times rappelle également que plus de 1 000 nouveaux cimetières ont été créés en Russie lors de la dernière décennie.

