Dès 2027, quelques voyageurs privilégiés devraient pouvoir embarquer à bord d’une capsule pressurisée transportant 4 passagers avec leur pilote, à une altitude de 25 kilomètres dans la stratosphère. La merveille était présentée au sérail des experts ce dernier mercredi.
Ce mercredi 15 avril 2026 restera à marquer d’une pierre blanche pour Zephalto. Dans ses ateliers escalquinois parfaitement inscrits au cœur de l’écosystème aérospatial toulousain, l’entreprise chère à son président-fondateur Vincent Farret d’Astiès a officiellement présenté « Altaïr », la première capsule stratosphérique commerciale jamais réalisée. L’événement, qui a réuni de nombreux spécialistes, marque la fin de la phase de prototypage et le passage de la start-up au rang d’industriel de l’aérospatial. Sous les yeux d’un public ébahi, a été levé le voile sur une structure imposante destinée à rejoindre la très haute altitude.
« C’est l’aboutissement de beaucoup de travail acharné avec nos équipes. Cinq prototypes précédents ont volé, et c’est pour nous le début de notre ère industrielle. Notre nouvelle capsule sera utile pour les applications industrielles et scientifiques, mais aussi pour le grand public », indique Vincent Farret d’Astiès. À l’approche de son exploitation opérationnelle, Zephalto rappelle ainsi la double ambition d’« Altaïr » : proposer une expérience de voyage hors du commun à ses passagers (4, plus 1 pilote), et fournir une plateforme de vol souveraine dédiée à des missions de Défense en très haute altitude.
Un projet à plus de 10 M€
Portant jusqu’à 2 tonnes à 25 kilomètres d’altitude, là où l’obscurité de l’espace laisse apparaître la courbure de la Terre, l’ensemble de ces missions reposera sur un modèle à faible impact carbone, conciliant prouesse technologique et respect de l’environnement. « En termes de sécurité, les normes européennes sont appliquées, des normes draconiennes fort heureusement », précise Vincent Farret d’Astiès.
Si « Altaïr » a été présentée dans une configuration épurée, elle s’apprête désormais à recevoir ses derniers équipements. Dans les semaines à venir, les équipes techniques installeront les systèmes embarqués définitifs, ainsi que l’aménagement intérieur de la cabine. Le projet figure un investissement de plus de 10 millions d’euros.
Le calendrier est déjà bien rempli : une série de vols d’essai rigoureux débutera dès cet été, qui permettra d’éprouver l’ensemble des paramètres de sécurité. Une fois validés, Zephalto accueillera les tout premiers stratonautes, début 2027, dans l’esprit des grands pionniers de l’Aéropostale. « Avec cette volonté d’être davantage dans la contemplation que dans la consommation », conclut émerveillé Vincent Farret d’Astiès.

