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Reportage Fin février, ce blogueur souvent cité comme l’inspirateur des néoréactionnaires américains, voire comme l’intellectuel organique du trumpisme, était invité dans un hôtel de luxe des Alpes bavaroises, pour participer à des rencontres avec divers penseurs. Et tout ne s’est pas passé comme prévu…
Pour aller plus loin
Le nom de Curtis Yarvin commence peut‑être à vous être familier. Personnage singulier, ce blogueur américain néoréactionnaire, adversaire déclaré de la démocratie, fait désormais l’objet d’une exégèse considérable, y compris en France. Instigateur, avec d’autres, des « Lumières sombres », il est vu comme l’un des inspirateurs de la révolution MAGA. Au-delà même de l’étrangeté de ce qu’il défend – un régime autoritaire gouverné par un PDG-monarque – et du caractère sulfureux de ses écrits, il existe un débat sur la pertinence de le qualifier de « penseur ». Dans un reportage initialement publié en flamand par le magazine belge « De Standaard », le journaliste Kasper Goethals suggère quelques réponses.
Il est un peu plus de 3 heures du matin quand Curtis Yarvin, 52 ans, se met à pleurer. Nous sommes assis au bar du Schloss Elmau, un château et hôtel cinq étoiles niché dans les Alpes bavaroises. Le personnel est allé se coucher. Je suis seul avec Yarvin et le jeune assistant d’un journaliste du « N…
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