Chef de corps du 17e RGP basé à Montauban, Jérémy Akil a tenu à rendre hommage au sergent-chef Montorio, le 10e militaire du régiment tombé en opération à l’étranger.
En savez-vous un peu plus sur l’embuscade qui a coûté la vie à Florian Montorio ?
Une patrouille de la Finul a été prise à partie. Quatre militaires ont été touchés, dont Florian. Ils ont été évacués, mais le sergent-chef est mort de ses blessures.
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Quel est l’état d’esprit des hommes du 17e RGP quelques heures après le drame ?
On est dans une ambiance de deuil. Il y a d’abord eu de la sidération puis de la tristesse, mais les paras savent se relever. En vingt ans, c’est le dixième militaire du 17e tombé en opération.
Qui était le sergent-chef Montorio ?
C’était un militaire d’exception. Il s’était engagé en 2007 et avait intégré le 17e en 2008. Il était profondément généreux et courageux. À titre d’exemple, il avait sauvé un camarade grièvement blessé en Afghanistan dans une situation très compliquée. En dix-neuf ans, il a pris part à de nombreuses missions. Il avait d’immenses qualités, dont celle de transmettre l’expérience que lui-même avait reçue. Florian était au bout de son parcours militaire et il devait retourner à la vie civile. Nous perdons un compagnon dans la force de l’âge qui part trop tôt.
Combien de militaires sont actuellement déployés à l’étranger ?
Nous avons actuellement près de deux cents militaires disséminés à travers le monde, pas seulement au Liban mais aussi en Afrique, en Irak et en Guyane.
Pouvez-vous nous en dire plus sur les hommages à venir ?
C’est trop tôt, nous en saurons plus dans les prochains jours. Aujourd’hui, c’est tout le régiment qui honore la mémoire de Florian. Je m’associe à la peine de la famille auprès de laquelle j’étais ce matin.

