Une cuisinière de 49 ans et son complice de 63 ans sont suspectés d’avoir drogué et volé des clients rencontrés via un site de rencontres. Elle proposait des dîners à domicile “exclusifs”.
Une femme de 49 ans, se présentant sur les réseaux comme “chef Francesca”, alias Ester Giglio, et son complice de 63 ans ont été arrêtés par la police italienne, sur ordre du juge d’instruction du parquet d’Ivrea, dans l’agglomération de Turin. Ils sont soupçonnés d’avoir organisé des dîners à domicile qui servaient en réalité de piège pour droguer et dépouiller leurs victimes, rencontrées via un site de rencontres en ligne.
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Sur son site, la quadragénaire promettait des expériences culinaires “exclusives” à domicile, invitant ses clients à des repas “intimes” et “raffinés”. En pratique, elle se rendait seule chez les victimes, préparait les plats et profitait du repas pour les sédater, selon La Stampa. Son complice jouait un rôle dans l’organisation et la logistique de ces opérations, selon les enquêteurs locaux.
Les spaghettis alle vongole aux benzodiazépines
L’affaire a éclaté après l’intervention du fils d’un retraité de 68 ans, inquiet de ne plus avoir de nouvelles de son père. Celui-ci a été retrouvé chez lui, confus et totalement désorienté. Il avait partagé un repas avec l’accusée : un plat de pâtes aux fruits de mer, des “spaghettis alle vongole”, qui contenait en réalité des benzodiazépines. Un médicament généralement prescrit pour soulager l’anxiété, le stress ou l’insomnie.
Pendant que l’homme était sous l’effet des somnifères, les suspects auraient dérobé de l’argent liquide, des cartes bancaires, des documents et une montre, pour un préjudice important incluant environ 10 000 euros en espèces.
Une liste de victimes potentielles
Les investigations, appuyées par des images de vidéosurveillance, ont permis d’identifier rapidement la suspecte. Lors de la perquisition au domicile du couple, les enquêteurs ont découvert environ 8 000 euros en espèces, des médicaments, des téléphones portables enregistrés sous de fausses identités ainsi que les cartes bancaires et la montre de la victime. Un agenda contenant une liste de personnes potentiellement ciblées a également été retrouvé.
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Les autorités cherchent désormais à déterminer l’ampleur exacte des agissements et le nombre de victimes potentielles. L’enquête se poursuit sous l’autorité du parquet d’Ivrea.

