Les élus de Toulouse Métropole ont voté ce jeudi la stabilité des taux d’imposition. Jean-Luc Moudenc a dénoncé “la stratégie du mensonge” de François Piquemal qui le soupçonne de vouloir augmenter les impôts.
“François Piquemal est-il là ?” À l’heure de voter la stabilité des taux des impôts locaux, ce jeudi après-midi, à la Métropole, Jean-Luc Moudenc, le président, s’inquiète de la présence de son adversaire du second tour des municipales devenu élu dans l’opposition. Mardi, dans nos colonnes, le député LFI suspectait Jean-Luc Moudenc de vouloir augmenter les impôts. “Il a instillé le doute” à tort, a répliqué aujourd’hui le président de la Métropole qui en a profité pour stigmatiser “la stratégie du mensonge qui est toujours à l’ordre du jour pour M. Piquemal”. Un élu qui, par ailleurs, à l’heure du vote, avait quitté l’assemblée. “C’est une fois de plus de la communication et une manœuvre politicienne de bas niveau”, a dénoncé Jean-Luc Moudenc. François Piquemal a fait savoir par la suite qu’il était parti pour rejoindre l’Assemblée nationale et que ses soupçons reposaient sur sa lecture du pacte de gouvernance.
Réduire les coûts
Les taux d’imposition de Toulouse Métropole restent donc stables cette année. Il s’agit de la taxe foncière, de la taxe foncière sur les propriétés non bâties, de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et de la cotisation foncière des entreprises. “C’est presque une évidence”, a souligné Sacha Briand, élu en charge des finances, à propos de cette stabilité devenue la règle depuis dix ans. “Mais chaque année, cela demande un effort particulier. C’est l’expression d’un engagement politique fort.”
Car pour éviter toute augmentation, la majorité cherche d’abord à réduire son coût de fonctionnement et ses dépenses, a redit Sacha Briand. Et cette même règle sera appliquée en cas de coup de rabot de l’État.
Victoria Scampa (LFI) a dénoncé une “politique d’austérité”. Et Marc Péré a regretté que la Métropole n’ait pas augmenté la CFE comme l’État l’autorisait. “La Métropole s’est auto-amputée d’une recette de 12 M€ par an.”

