April 15, 2026

Suppression des ZFE : "Les députés font le choix délibéré d’empoisonner les Français"… Cette association dénonce le vote au Parlement

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L’Assemblée nationale a voté la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) dans le cadre du projet de loi de simplification de la vie économique. Une décision vivement critiquée par les associations de défense de l’environnement. Le Sénat doit encore se prononcer.

Les députés ont approuvé mardi le projet de loi de simplification de la vie économique, et sa mesure controversée de suppression des zones à faibles émissions (ZFE) contre les voitures polluantes, que le gouvernement a tenté sans succès d’amoindrir in extremis.

L’Assemblée nationale a adopté le texte par 275 voix contre 225. Le Rassemblement national s’est satisfait de la suppression des ZFE, tout comme Les Républicains, tandis qu’une partie du camp gouvernemental espère voir la mesure retoquée par le Conseil constitutionnel. Les groupes de gauche ont voté contre le texte, l’estimant néfaste pour l’environnement.

Limiter les émissions de particules fines

Initiées en 2019 et étendues en 2021, les ZFE avaient pour objectif de limiter les émissions de particules fines en excluant de leur périmètre certains véhicules anciens et polluants, identifiés par les vignettes Crit’Air.

De nombreuses associations montent au créneau pour dénoncer cette suppression. “Ce vote est une insulte aux victimes de la pollution de l’air”, dénonce Respire. “L’Assemblée nationale envoie un signal extrêmement grave : celui d’un abandon pur et simple de la santé publique au profit de considérations de court terme. C’est une décision irresponsable qui expose des millions de Français à un air toxique, alors même que des solutions justes et progressives existent”, ajoute Karima Delli, présidente de l’association.

Le Sénat doit se prononcer

“Les députés font le choix délibéré d’empoisonner les Français, alors que la pollution tue 40 000 personnes chaque année et cause de nombreuses maladies chez les plus fragiles, notamment les enfants”, poursuit Tony Renucci, directeur de l’association.

Ce vote n’est pas totalement définitif. Le Sénat doit encore se prononcer sur le texte, et le Conseil constitutionnel pourrait également être saisi.

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