Le ministre du Commerce Serge Papin s’est exprimé ce mardi 14 avril sur France 2 sur les prix exorbitants des billets pour Céline Dion à Paris.
Lors des ventes de billets pour les concerts événements de Céline Dion qui auront lieu à l’automne prochain à Paris, les prix ont flambé. Des fans ont eu à payer parfois plusieurs centaines d’euros supplémentaires par rapport aux prix initialement affichés pour une seule place de concert, poussant la Répression des fraudes à ouvrir une enquête sur le système de “tarification dynamique” à l’origine de ces abus.
Un point sur lequel a été interrogé le ministre du Commerce, Serge Papin, ce mardi 14 avril sur France 2. À cette occasion, il a fait savoir que la DGCCRF s’intéressait à cette pratique douteuse avant même la polémique autour des concerts de la chanteuse. Selon le ministre, la Répression des fraudes enquête “depuis un petit moment”, comme sur les plateformes de distribution. L’enquête étant toujours en cours, le ministre du Commerce a expliqué ne pas pouvoir “trop s’étendre sur le sujet”.
Selon la DGCCRF, la tarification dynamique, système qui a fait flamber les prix à l’achat des billets, est légale seulement si l’acheteur est mis au courant en amont. Ce qui n’était pas le cas pour les billets de la chanteuse, puisque le message indiquant une modification possible des tarifs apparaissait juste au moment du paiement.
“Il y aura des sanctions”
Serge Papin explique vouloir “se servir de Céline Dion pour marquer le territoire de cette enquête et aller au bout”. Il a ensuite évoqué des sanctions qui seront prises contre les plateformes de distribution ayant utilisé la tarification dynamique. Le ministre du Commerce a néanmoins refusé de s’avancer sur un système de remboursement aux personnes ayant payé trop cher leur place à cause de ce système : “Je ne sais pas s’il y aura des remboursements, mais il y aura des sanctions”.
Le ministre du Commerce finit par rappeler un conseil aux personnes qui veulent aller voir Céline Dion en concert. “J’invite les téléspectateurs à aller sur des sites officiels et à faire attention aux arnaques parce qu’il y en a beaucoup”, conclut-il.

