April 13, 2026

Les ZFE déjà de retour ? Comment un amendement discuté ce mardi pourrait rétablir les zones à faibles émissions

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Supprimées en début d’année, les zones à faibles émissions pourraient finalement être maintenues. Ce mardi 14 avril, le gouvernement va tenter de relancer ce dispositif controversé à l’Assemblée nationale, en proposant une version plus souple.

A la fin du mois janvier 2026, députés et sénateurs avaient voté en commission mixte paritaire la suppression des “zones à faibles émissions”, un texte qui devait ensuite être adopté à l’Assemblée nationale et au Sénat. Mais le gouvernement avait préféré repousser son examen après les élections municipales, ne souhaitant pas voir la campagne électorale perturbée par les polémiques tant la question est brûlante.

Le gouvernement a depuis annoncé le dépôt d’un amendement pour tenter de sauver ces zones à faibles émissions qui ont fait leurs preuves dans l’amélioration de la qualité de l’air dans les grandes villes. Il sera examiné dans le cadre du vote définitif du projet de loi sur la “simplification de la vie économique”, débattu ce mardi 14 avril à l’Assemblée nationale.

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Laisser le “libre choix”

L’amendement propose notamment de laisser “le libre choix aux collectivités territoriales” de déployer ou non ce dispositif qui limite la circulation de certains modèles selon la vignette Crit’Air. L’objectif du gouvernement est de maintenir ce cadre pour permettre aux villes qui le souhaitent de continuer à l’appliquer. Sans cela, une interdiction définitive des ZFE empêcherait même les métropoles volontaires de les instaurer.

En 2025, le gouvernement avait tenté une approche similaire, mais l’amendement imposait encore les ZFE aux villes les plus polluées, comme Paris ou Lyon, ce qui avait conduit à son rejet. Cette fois, l’exécutif mise sur un dispositif plus souple pour tenter de trouver un compromis. Il défend ainsi des ZFE “à la carte”, accompagnées de dérogations et d’aides ciblées, notamment des dispositifs de leasing pour permettre aux ménages les plus modestes, qui résident ou travaillent dans ces zones, d’acquérir un véhicule électrique.

Mais dans toutes les formations politiques, y compris celles qui sont favorables à leur maintien, des députés considèrent la mesure mal conçue et potentiellement injuste pour les foyers n’ayant pas les moyens de changer de véhicule. Philippe Tabarot, ministre des Transports, avait d’ailleurs exprimé en mai 2025 son souhait d’une remise à plat du dispositif.

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