Marine Le Pen lors d’un rassemblement de soutien à Viktor Orbán le 23 mars dernier à Budapest. ATTILA KISBENEDEK / AFP
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De sa visite « officielle » à Budapest en octobre 2021, Marine Le Pen, alors en pleine campagne présidentielle, a longtemps chéri le souvenir. Cortège officiel de berlines, tapis rouge, baisemain offert à son arrivée, verre de chardonnay avec vue sur le Danube, concert privé d’une violoniste dans un café à la mode de Budapest…. Un accueil « bien au-delà de ce qui se fait habituellement », s’était alors félicité la Française, alors en difficulté face à la poussée sondagière d’Eric Zemmour et toujours sensible aux marques de respect et aux petites attentions de son « ami » Viktor Orbán. Fallait-il s’inquiéter du dernier texte voté par son hôte visant à interdire la « promotion » de l’homosexualité auprès des mineurs ? Pas le moins du monde, avait répondu Marine Le Pen lors d’une conférence de presse aussi corsetée qu’express : « Je suis trop attachée à la souveraineté des nations et il ne me viendrait pas à l’esprit de donner des leçons au peuple hongrois sur les choix qui sont les leurs (…) La Hongrie de 2021, sous la conduite de Viktor Orbán, se place à la pointe du combat pour la liberté des peuples. »
Une invitée respectueuse et bien pratique pour Budapest, visé à l’époque par l’enquête d’une délégation, mise en place par l’Union européenne, sur de possibles violations de l’Etat de droit : le parti lepéniste avait tout naturellement dépêché dans les médias son eurodéputé Nicolas Bay, membre de la…
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