Viktor Orban, à Szekesfehervar (Hongrie) le 10 avril 2026. BALINT SZENTGALLAY / NURPHOTO VIA AFP
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Après Vance, Trump. Le président américain s’est engagé vendredi 10 avril à aider l’économie hongroise si son allié, l’actuel Premier ministre Viktor Orbán, gagnait les élections législatives dimanche.
« Mon gouvernement se tient prêt à utiliser l’entièreté de la puissance économique des Etats-Unis pour renforcer l’économie de la Hongrie, comme nous l’avons fait pour nos grands alliés par le passé, si le Premier ministre Viktor Orbán et le peuple hongrois viennent à en avoir besoin », a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social, se disant « enthousiaste » à l’idée « d’investir dans la prospérité future qui sera générée par le maintien du leadership d’Orbán ».
Jeudi soir, Donald Trump avait de nouveau apporté son soutien à son plus proche allié au sein de l’Union européenne sur son réseau social. « Hongrie : ALLEZ VOTER POUR VIKTOR Orbán. C’est un véritable ami, un combattant et un GAGNANT, et il bénéficie de mon soutien total et complet », a-t-il écrit. « VIKTOR Orbán NE DÉCEVRA JAMAIS LE GRAND PEUPLE DE HONGRIE. JE SUIS AVEC LUI JUSQU’AU BOUT ! », a-t-il ajouté.
Orbán accuse l’opposition de s’organiser pour perturber le vote
Le Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orbán a accusé ses « adversaires », à deux jours des législatives dimanche, de se livrer à une « tentative organisée d’utiliser le chaos, la pression et la diabolisation internationale pour remettre en cause la décision du peuple hongrois ».
Ils « complotent avec des services de renseignement étrangers, ne reculant devant rien » pour « s’emparer du pouvoir », a-t-il ajouté sur Facebook, dénonçant des « menaces de violences » sur ses partisans, des « accusations de fraude électorale fabriquées de toutes pièces » et de « manifestations pré-organisées » avant même le dépouillement.
Viktor Orbán, au pouvoir depuis 2010, brigue un cinquième mandat. Or son rival conservateur et pro-européen Peter Magyar est largement en tête des sondages indépendants. Ce dernier avait lui aussi mis en garde, avant la visite du vice-président américain JD Vance cette semaine à Budapest, contre la tentative des Etats-Unis de peser sur le scrutin, tandis que les experts affirment par ailleurs qu’il existe des preuves d’efforts russes continus d’interférer dans la campagne en faveur de Viktor Orbán.
Alors que l’opposition hongroise craint que le dirigeant nationaliste ne reconnaisse pas le résultat des élections, des parlementaires du Conseil de l’Europe se sont alarmés récemment du caractère « toxique » de la campagne en Hongrie, marquée par la « propagande incendiaire » du dirigeant nationaliste, confronté à un mécontentement économique et social.

