Le handisport et le sport adapté se sont invités samedi sous la halle Marcadieu pour une journée d’expériences partagées. Du volley assis à la paraescalade, les adaptations techniques et humaines révèlent un sport plus inclusif et accessible à tous.
Faire du judo les yeux bandés ou du volley assis par exemple : sous la halle Marcadieu, ce samedi, la journée sports handicaps est toujours un temps fort pour appréhender l’activité sportive et physique au travers des handicaps.
Avec le volley assis où chaque pratiquant “n’a pas le droit de décoller le bassin du sol”, les étudiants de Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives) veulent “faire découvrir le handisport de manière originale, mettre tout le monde sur un pied d’égalité et montrer que l’univers du sport est accessible aux personnes en situation de handicap”.
“La plus importante section de France en sport adapté”
Juste à côté, le mur d’escalade du club Roc & Pyrène est pris d’assaut. L’association compte “la plus importante section de France en sport adapté” selon Yannick Escande, fondateur du club et formateur paraescalade, avec 80 licenciés sur 450 au total.
Un incroyable engouement qui a incité le club à adapter son approche humaine plus attentive, mais aussi son matériel et son équipement. Se mettre à la portée des personnes en situation de handicap, et non l’inverse. “Pour sécuriser les personnes en surpoids ou en situation de handicap physique important, nous utilisons des systèmes de treuil et de poulies et nous adaptons des prises de plus grande taille et plus rapprochées.
Nous travaillons sur le confort du grimpeur avec des baudriers intégraux qui tiennent le haut du corps et des protections pour les genoux et les mains, explique Yannick Escande. L’escalade est aussi un excellent médiateur dans le cadre de projets thérapeutiques et éducatifs en partenariat avec des établissements spécialisés ou dans le secteur médico-social”.

