Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán avec son ami d’enfance Lőrinc Mészáros, devenu la première fortune du pays, à Felcsut, en mai 2019. LASZLO BALOGH/AP/SIPA
S’abonner pour lire
Orbán au pied du mur. Après seize ans de pouvoir sans partage, le Premier ministre hongrois est bousculé par un adversaire inattendu, Péter Magyar, un ex-diplomate qui a quitté le Fidesz, l’hégémonique parti national-populiste au cœur de la galaxie Orbán, pour dénoncer la corruption du régime. En amont d’une élection cruciale pour l’Europe dimanche 12 avril, Sándor Léderer, fondateur et directeur de l’ONG anticorruption K-Monitor, a reçu « le Nouvel Obs » dans ses bureaux à Budapest. Il explique comment le régime a centralisé le détournement des ressources publiques et utilise abusivement ces dernières pour influencer la campagne électorale.
Comment Viktor Orbán détourne-t-il les ressources publiques pour soutenir sa campagne électorale ?
Sándor Léderer De bien des façons. Des institutions étatiques comme la Banque nationale ou la Compagnie publique d’Electricité, qui n’ont aucune raison de faire de la publicité politique, affichent des …
Article réservé aux abonnés.
Se connecter
Offre spéciale
Tous nos contenus exclusifs en accès illimité
ou

