Loin du discours politique tenu au Capitole au lendemain de son élection, Jean-Luc Moudenc a déroulé ce jeudi, lors de l’assemblée de Toulouse Métropole, la feuille de route de son mandat.
Changement de pied ce jeudi au conseil de Toulouse Métropole. Le costume de président de l’intercommunalité revêtu par Jean-Luc Moudenc, réélu à cette fonction, n’est pas celui de maire. Au Capitole, le 27 mars, pour le premier conseil municipal du mandat, le maire avait refait le match des municipales, marqué par un duel frontal avec La France Insoumise de François Piquemal au second tour. À la Métropole, le président s’est tenu éloigné de toute joute politique.
Dans son discours, tout juste après son élection par 101 voix sur 130, Jean-Luc Moudenc a livré sa feuille de route du nouveau mandat. Une feuille de route jalonnée de cinq priorités : le logement, la gestion des déchets, les transports, le développement industriel et le développement durable.
La crise du logement
Concernant le logement, la Métropole dispose désormais d’un plan intercommunal de l’urbanisme et de l’habitat, fruit de quatre années de travail mené par Annette Laigneau, ex-élue à l’urbanisme venue assister aux débats dans le public. Jean-Luc Moudenc a rappelé le “contexte de crise profonde” que vit le secteur : “on ne produit pas assez de logements”. Ce qui a pour conséquence de laisser “trop de nos concitoyens au bord de la route”. “Nous n’avons pas les outils pour résoudre la crise mais nous avons le devoir d’être facilitateurs”, a souligné le président en annonçant la tenue d’un séminaire sur ce sujet à la rentrée de septembre. De même qu’il prévoit la création d’un conseil économique.
Sur le sujet des déchets, Jean-Luc Moudenc a mis de l’avant trois enjeux : limiter la production, trier mieux et recycler. Les habitants, a-t-il observé, ont fait remarquer qu’ils étaient un peu perdus sur ce qu’il fallait faire ou pas. Le chef de l’exécutif a appelé de ses vœux “un point général” et une gestion qui ramène “l’équilibre financier”. Vincent Terrail-Novès devrait être en charge de cette politique.
Pacte de gouvernance
Sur le chapitre des transports, Jean-Luc Moudenc a rappelé l’objectif d’achèvement de la ligne C et de la connexion avec la ligne B. Sur le Service express régional métropolitain, qui inclut le RER, objet de polémiques régulières, il souhaite voir “comment on peut le lancer en partenariat avec la Région et le Département et en lien avec l’État”. Mais cela “dans le périmètre de compétences” de chacun, a précisé celui qui a maintes fois affirmé qu’il ne financerait pas le ferroviaire, compétence de la Région. Jean-Luc Moudenc a surtout insisté sur la participation financière attendue de l’État. “Nous ne pouvons avancer qu’à condition d’avoir les moyens financiers.”
Toujours sur ce thème, la Métropole a l’objectif de finir les 290 km du Réseau express vélo. Et de faire arriver la LGV.
Sur le développement industriel, à commencer par celui de l’aéronautique et d’Airbus, Jean-Luc Moudenc a rappelé qu’il était une priorité à ses yeux. Et sur le développement durable, le mandat verra l’élaboration d’un nouveau plan climat. Et l’avancement des cinq grands parcs : Garonne, Canal, Touch, Hers et Margelle.
Jean-Luc Moudenc a enfin insisté sur le “pacte d’orientation et de gouvernance”, signé ce matin par les membres du groupe majoritaire, du groupe de Karine Traval-Michelet et de celui des Indépendants. “C’est un pacte de respect de chacun qui marque la volonté de travailler ensemble.”

