April 10, 2026

Broyeur surpuissant : le plus vertueux des recyclages de plastiques industriels s’opère chez Veolia Toulouse

l’essentiel
Une nouvelle unité de recyclage de plastiques industriels à la capacité jamais égalée, a été inaugurée ce jeudi 9 avril sur le site Veolia de Toulouse-Fenouillet. Un outil qui doit limiter l’émission de CO2, inscrit dans la transition énergétique et les récentes normes européennes.

Beaucoup des très nombreux invités à l’inauguration de ce jeudi 9 avril sont restés ébahis devant la démonstration de l’efficience du nouvel outil, exclusivité de l’usine Veolia de Toulouse-Fenouillet. Ce broyeur surpuissant de plastiques industriels permet désormais à l’usine de recyclage de multiplier par presque 2,5 sa capacité de donner une seconde vie aux plastiques les plus divers. On parle à Toulouse de 500 à 1200 tonnes de plastiques recyclés par an grâce à ce broyeur industriel nouvelle génération.

“L’unité fonctionne à plusieurs niveaux, c’est une vraie chaîne de transformation où la sécurité de nos agents prime avant tout, y compris la protection contre le bruit”, souligne Jean-Christophe Poultier, directeur du territoire sud-ouest des services aux entreprises de Veolia, qui servait de guide officiel à la visite de l’usine. Déchiqueteur, détecteur de métaux, broyeur proprement dit, filtre, confection de paillettes : le circuit de recyclage des plastiques, toujours en très grand nombre en provenance des entreprises, est à la fois un modèle technologique et environnemental.

Un exemple à suivre

Car faut-il rappeler que recycler une tonne de plastique permet d’éviter l’émission de près de 2 tonnes de CO2, et économise l’équivalent de 700 kg de pétrole brut. À pleine capacité, la nouvelle unité toulousaine contribuera donc à éviter l’émission de plus de 2400 tonnes de CO2, soit l’équivalent des émissions annuelles de plus de 1500 voitures, tout en préservant la ressource.

Dans un secteur complexe et faisant face à des défis importants, le projet toulousain fait figure d’exemple à suivre. Il illustre en effet la manière dont la filière plastique européenne et française peut fonctionner à condition d’être soutenue, d’innover et d’agir en mobilisant les bons outils et les infrastructures adéquates.

Un projet à 1, 2 M€

Les paillettes de plastique ainsi produites sur le site toulousain à l’issue du processus de broyage seront ensuite acheminées, notamment vers les autres usines françaises du Groupe Veolia, et transformées en matières premières recyclées de haute qualité. Dans une logique d’économie circulaire, les plastiques recyclés serviront également à fabriquer de nouveaux bacs poubelles, bouclant ainsi le cycle du recyclage.

En terme financier, le projet représente un investissement d’1, 2 millions d’euros porté par Veolia, dont 250.000 € pris en charge par l’ADEME. Cette reconnaissance de l’Agence de la transition écologique témoigne de l’exemplarité de l’installation et de son rôle clé dans l’atteinte des objectifs nationaux et européens de transition écologique.

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