April 7, 2026

LGV Bordeaux-Toulouse : "Le gouvernement soutient pleinement la réalisation de ce projet", assure une ministre à un député

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Le député lot-et-garonnais Michel Lauzzana a posé ce mardi une question au gouvernement sur l’avenir du projet de la LGV Bordeaux-Toulouse. Il attend désormais les conclusions du Conseil d’orientation des infrastructures.

Ce mardi, le député de la 1re circonscription (Agen-Nérac), Michel Lauzzana, a questionné le gouvernement sur l’avenir du projet de ligne à grande vitesse (LGV) du Sud-Ouest en général et sur celui du tronçon Bordeaux-Toulouse en particulier. Dans le climat lot-et-garonnais actuel, son intervention a une résonance particulière.

Le dossier LGV est au coeur de l’actualité du département depuis plusieurs semaines. La ville d’Agen a basculé à gauche. Son nouveau maire Laurent Bruneau multiplie les déclarations où il se dit prêt “à se battre pour ne pas regarder passer les trains”. Tandis que les grandes agglomérations (Val de Garonne, le Grand Villeneuvois et Agglo Agen) s’apprêtent à élire leur nouvel exécutif, la Chambre de commerce et d’industrie du Lot-et-Garonne (CCI 47), par la voix de son président Frédéric Péchavy, a récemment rappelé à quel point la LGV était un projet structurant. Le Medef 47 souligne, lui aussi, que “l’enjeu n’est pas politique, mais économique”.

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“Quelle sera la part propre de l’État ?”

Aménagement du territoire, attractivité économique, transition écologique, Michel Lauzzana a, ce mardi matin à l’Assemblée nationale, répété les enjeux majeurs de cette entreprise. Celle-ci doit favoriser le report modal vers le rail et une meilleure connexion des territoires du Sud-Ouest. Il a également alerté : “Malgré l’importance stratégique de ce projet, des interrogations persistent. D’abord sur le calendrier de réalisation. Les élus locaux, les acteurs économiques et les habitants de nos territoires ont besoin de visibilité. Et ensuite sur le financement : quelle sera la part propre de l’État ? Comment garantir dans la durée la mobilisation des contributions des collectivités territoriales dans un contexte où chacun est appelé à maîtriser ses dépenses ?”

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Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, lui a répondu que son collègue des Transports, Philippe Tabarot, tient l’assurer “que le gouvernement soutient pleinement la réalisation du projet de ligne nouvelle du Sud-Ouest”. Elle a signifié le fort soutien de la Commission européenne, redit que l’engagement financier de l’État était acté depuis le 18 février 2022 pour toutes les composantes de Bordeaux-Toulouse.

Dans l’attente des conclusions du rapport du Conseil d’orientation des infrastructures

“Cet engagement de l’État se poursuit aujourd’hui concrètement. Il se traduit par l’inscription dans le budget de 2026 de l’Agence des financements des infrastructures de transport de France de plus de 180 millions d’euros afin de poursuivre les aménagements au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse.” Cette volonté se manifeste aussi par la délivrance par l’État, le 6 février dernier, de l’autorisation environnementale nécessaire au lancement des premiers travaux de LN Sud-Ouest. “C’est une preuve supplémentaire s’il en fallait une de la volonté de l’État d’avancer dans la réalisation de ce projet.”

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Catherine Chabaud a toutefois indiqué que “la situation dégradée des finances publiques impose la conduite d’un exercice d’actualisation des projets en cours tant du point de vue de leur coût, de leur modalité de réalisation que de leur calendrier”. Les arbitrages du gouvernement relatifs au projet LN Sud-Ouest seront éclairés par les conclusions du rapport du Conseil d’orientation des infrastructures. “Dès sa publication – la date n’est pas encore connue –, déclare Michel Lauzzana, je solliciterai un rendez-vous auprès du ministère des Transports, en y associant l’ensemble des élus locaux qui le souhaitent”.

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